Aujourd’hui en Suisse
Chères et chers Suisses de l’étranger,
Plus le revenu augmente, plus la facture fiscale s’alourdit. C’est du moins vrai en théorie. Une étude de l’EPFZ révèle toutefois qu’en pratique, lorsqu’on tient compte de tous les facteurs, ce sont les personnes aux revenus les plus élevés qui, proportionnellement, paient le moins d’impôts.
Par ailleurs, les médias suisses révèlent aujourd’hui un nouveau cas dans lequel un homme aurait, pendant des années, administré des sédatifs à sa femme et abusé d’elle. Il est en détention provisoire à Genève depuis fin mai 2025.
Bonne lecture!
Un homme est en détention provisoire à Genève, soupçonné d’avoir pendant des années drogué son épouse, abusé d’elle et diffusé des vidéos des faits sur Internet. Les enquêteurs ont remonté sa trace grâce aux investigations sous couverture d’une journaliste.
L’homme est détenu depuis fin mai 2025 et fait l’objet d’une procédure pour viol et contrainte sexuelle. C’est la journaliste d’investigation canadienne Avery Haines qui l’a identifié, après avoir passé des mois à arpenter les réseaux sociaux et à discuter avec des dizaines d’hommes sous une fausse identité. Elle raconte aujourd’hui son enquête dans un entretien accordé à CH Media.
Lors de son enquête, Avery Haines a découvert sur un site pornographique des dizaines de vidéos montrant une femme apparemment inconsciente. Utilisant une fausse identité, la journaliste a ensuite pris contact avec l’auteur des vidéos. Au fil des échanges par courriel, l’homme a indiqué son lieu de résidence, son prénom, donné des informations sur sa profession et décrit la manière dont il droguait son épouse avant de la filmer. Après des recherches plus approfondies, la journaliste a transmis ces éléments à la police genevoise, qui a procédé à son arrestation. L’intéressé bénéficie de la présomption d’innocence.
Avery Haines s’est également entretenu avec l’épouse concernée. «Les femmes comme Gisèle Pelicot ou celles impliquées dans l’affaire d’Untersiggenthal, qui choisissent de témoigner publiquement, font preuve d’un courage extraordinaire. Mais il faut aussi comprendre que toutes les victimes ne peuvent pas emprunter cette voie», explique-t-elle. La femme concernée préfère ne pas témoigner en public afin de se reconstruire loin des caméras. «Et il n’y a rien de honteux à cela», souligne la journaliste.
La première semaine de la session d’automne du Parlement s’est achevée. Jeudi, le Conseil national a adopté, lors d’une session extraordinaire, plusieurs propositions visant à durcir la politique d’asile, contre l’avis du Conseil fédéral.
Depuis le début de l’année, plus de 13’000 personnes ont demandé l’asile en Suisse, soit 17% de moins que l’an dernier. Cette baisse n’a guère impressionné le Conseil national, qui a notamment approuvé une demande de l’UDC visant à ce que les Afghanes n’obtiennent plus, par principe, le statut de réfugiée, mais celui d’admise à titre provisoire.
Le Conseil national souhaite également durcir les règles applicables aux doubles nationaux. Ceux-ci pourraient à l’avenir perdre leur nationalité suisse et être expulsés s’ils ont été condamnés pour des crimes particulièrement graves. Par ailleurs, la Chambre basse veut que le Conseil fédéral rejette d’éventuelles modifications des règles européennes concernant l’indemnisation des travailleurs frontaliers au chômage.
D’autres interventions de la droite bourgeoise ont également obtenu une majorité, tandis que toutes celles de la gauche ont été rejetées. Les objets adoptés doivent désormais être examinés par le Conseil des États.
Selon le principe de la progressivité fiscale, les personnes aux revenus les plus élevés devraient payer davantage d’impôts. Ce principe figure dans la Constitution fédérale. Pourtant, une nouvelle étude aboutit à une conclusion inverse.
Des chercheurs de l’EPFZ montrent que si l’on tient compte de l’ensemble des revenus, du patrimoine, des impôts et des prélèvements, les plus hauts revenus paient, proportionnellement, moins d’impôts que le reste de la population, malgré l’existence de l’impôt cantonal sur la fortune.
La principale nouveauté de cette étude réside dans sa méthodologie. Au lieu de se baser sur les données fiscales, les chercheurs ont pris comme point de départ l’ensemble des revenus et de la fortune en Suisse, tels qu’ils sont comptabilisés par la Banque nationale. Leur objectif était d’estimer plus précisément les revenus du 1% le plus riche. Avec cette méthode, ceux-ci apparaissent environ 50% plus élevés que dans les statistiques habituelles. Selon les auteurs, ce 1% le plus aisé génère près de 17% de l’ensemble des revenus du pays.
Concrètement, les chercheurs ont attribué aux propriétaires d’entreprises les bénéfices conservés dans les sociétés plutôt que distribués sous forme de dividendes. Cet élément est déterminant, car ces bénéfices retenus ne sont soumis qu’à l’impôt sur les bénéfices et non à l’impôt sur le revenu. Ces taux étant plus bas, la charge fiscale au sommet de la pyramide s’en trouve réduite, explique l’économiste Enea Baselgia. «Nous observons le même phénomène dans tous les pays pour lesquels ce type d’étude existe déjà.»
Un nouveau record a été battu, mais il n’a rien de réjouissant: le prix du diesel a atteint un niveau inédit en Suisse.
Selon le Touring Club Suisse (TCS), un litre de diesel coûte désormais en moyenne 2,41 francs, dépassant ainsi le précédent record enregistré en 2022. Les automobilistes roulant à l’essence sont eux aussi touchés. Le litre de sans-plomb 95 atteint désormais en moyenne 2,10 francs, soit cinq centimes de plus que la semaine précédente.
D’après le TCS, plusieurs facteurs expliquent cette hausse. La guerre en Iran et les perturbations des transports pétroliers au Moyen-Orient pèsent sur les marchés. Dans le même temps, les exportations russes de diesel et d’essence ont fortement diminué, tandis que plusieurs infrastructures pétrolières et raffineries du pays ont été endommagées.
La Suisse fait également face à des difficultés d’approvisionnement. La raffinerie de Cressier, dans le canton de Neuchâtel, qui couvre environ 30% de la production nationale de produits pétroliers, a notamment été à l’arrêt pendant plusieurs jours. À cela s’ajoute le faible niveau du Rhin, qui complique depuis des mois le transport fluvial et augmente fortement les coûts de transport entre Rotterdam et Bâle. Selon le TCS, ce dernier facteur renchérit à lui seul le prix du litre de carburant d’environ 15 centimes.
Traduction de l’allemand vérifée par Dorian Burkhalter
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