La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

La Suisse dans le peloton de tête

En matière d'aide au développement et d'aide humanitaire, la Suisse se place parmi les gros contributeurs au niveau international.

Cette aide reste toutefois modeste: la Suisse n’accorde que 0,34% de son PNB à l’aide publique au développement.

Avec 0,34% de son Produit National Brut (PNB), la Suisse se place au 7e rang mondial, comme le montre le Rapport 2001 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Seuls le Danemark (1,06%), les Pays-Bas (0,84%), la Suède (0,8%), la Norvège (0,8%), le Luxembourg (0,71%) et la Belgique (0,36%) se montrent plus généreux.

En revanche, la Suisse fait mieux que des pays tels que les Etats-Unis (0,1%), le Royaume-Uni (0,32%), l’Italie (0,13%), l’Allemagne (0,27%) ou encore la France (0,32%).

En termes de versements nets, ce 0,34% représente environ 1,5 milliard de francs, précise Barbara Affolter, porte-parole de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Ce qui place la Suisse au 14e rang mondial parmi les pays donateurs.

Objectif modeste

La part du PNB consacré à l’aide publique au développement n’a cessé d’augmenter aux cours des dernières décennies. Selon les chiffres de la DDC, elle est en effet passée de 0,04% en 1960 à 0,14% en 1970, 0,24% en 1980, 0,32% en 1990 et 0,34% aujourd’hui.

La population se déclare par ailleurs favorable à l’aide au développement. Une enquête d’opinion réalisée en 1999 a montré que 56% des personnes interrogées étaient favorables à son maintien et 20% à son augmentation, rappelle l’OCDE.

Il y a cependant une ombre au tableau: avec la contribution actuelle de 0,34% du PNB, l’objectif de 0,4% fixé par le Conseil fédéral dans son programme de législature n’est toujours pas atteint.

La situation ne devrait pas évoluer rapidement. «L’obligation constitutionnelle de réduire puis stabiliser le déficit du budget fédéral ne laisse pas d’espoir que ce pourcentage augmente dans un avenir proche», remarque l’OCDE.

Il faut remarquer au passage que l’ONU recommande à ses membres de verser 0,7% de leur PNB pour l’aide au développement. Une recommandation qui reste pour l’heure lettre morte puisque seuls cinq pays sur 200 l’appliquent.

Une aide de qualité

La Suisse pourrait donc faire mieux. Cependant, l’argent n’est pas le seul critère à retenir.

«Ce qui est surtout apprécié à l’étranger, c’est la qualité de la coopération suisse, souligne Barbara Affolter. La Suisse a une très bonne réputation, parce qu’elle s’engage vraiment. Elle met l’accent sur la continuité. Au niveau de la qualité, je pense donc que la Suisse fait partie des meilleurs.»

swissinfo/Olivier Pauchard

Les dix pays les plus généreux en matière d’aide publique au développement:

Danemark (1.06% du PNB)
Pays-Bas (0,84%)
Norvège (0,8%)
Suède (0,8%)
Luxembourg (0,71%)
Belgique (0,36%)
Suisse (0,34%)
Royaume-Uni (0,32%)
France (0,32%)
Finlande (0,31%)

Les cinq plus gros contributeurs net (en millions de dollars):

Japon (13508)
Etats-Unis (9955)
Allemagne (5030)
Royaume-Uni (4502)
France (4105)

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision