Le chef économiste de l’UBS contre le laisser-faire
Pour juguler la crise financière, l'intervention de l'Etat américaine est nécessaire, selon Klaus Wellershoff. Le chef économiste de l'UBS déplore son inaction dans la chute de Lehman Brothers.
La gestion de la crise financière par les autorités américaines suscite des critiques. Selon Klaus Wellershoff, chef économiste de l’UBS, le gouvernement n’aurait pas dû laisser tomber la banque d’affaires américaine Lehman Brothers.
«De mon point de vue c’était de toute évidence une erreur, estime-t-il dans une interview parue samedi dans le quotidien bernois Der Bund. Les autorités politiques ont exacerbé l’incertitude concernant la solvabilité des prestataires de services financiers.»
Pour restaurer la confiance, il faut une parole forte de l’Etat, ajoute Klaus Wellershoff. Le plan de sauvetage concocté par le gouvernement américain est un pas dans la bonne direction. Reste à savoir si cela sera suffisant.
Le montant annoncé de 700 milliards de dollars (pour éponger les créances douteuses des banques dans l’immobilier) semble au premier abord énorme. Mais le marché immobilier n’est pas l’unique problème des Etats-Unis et ne représente qu’une part des crédits de l’économie américaine, selon le chef économiste de l’UBS.
Des pourparlers sont prévus tout le week-end au Congrès américain sur le plan de sauvetage des banques, tandis qu’en Europe, les autorités belges et néerlandaises se mobilisent pour le groupe de banque-assurance Fortis, malmené par des rumeurs d’insolvabilité.
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