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Tirés comme des lapins

En 2001, les chasseurs ont davantage tiré de jeunes et de femelles qu’il y a sept ans. Keystone Archive

Les chasseurs abattent de plus en plus d'ongulés en Suisse. L'an dernier, 67'000 de ces animaux ont été tirés.

Les autorités fédérales se réjouissent de cette évolution. En effet, la limitation des ongulés permet de mieux protéger la forêt.

En 2001, les chasseurs ont tué quelque 43’000 chevreuils, 17’000 chamois et 7000 cerfs, sur un effectif total de respectivement 128’000, 91’000 et 24’000 individus.

Les statistiques montrent aussi que les chasseurs ont davantage tiré de jeunes et de femelles qu’il y a sept ans, indique mardi l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP).

Protéger la forêt

Ces statistiques montrent que les prescriptions de la Confédération sont désormais appliquées sur l’ensemble du territoire, se félicite l’OFEFP. Il y a cinq ans, ces animaux étaient encore trop peu chassés.

La législation suisse prévoit une régulation des ongulés, afin de garantir la régénération naturelle des forêts. Or, le broutement excessif de ce gibier peut entraîner des dégâts importants dans les jeunes peuplements d’arbres.

Cette régulation est particulièrement importante dans les zones où la forêt protège la population des avalanches et des chutes de pierres.

L’enjeu est également économique: la régulation du gibier permet d’éviter la mise en place de mesures de protection des arbrisseaux, coûteuse pour les pouvoirs publics.

Changement de stratégie

Le respect des prescriptions fédérales doit permettre de stopper l’accroissement de la population d’ongulés, notamment en maintenant la proportion de mâles et de femelles, ce qui a pour effet d’éviter la surpopulation.

Mais cette stratégie est relativement nouvelle. Elle n’a été mise en place qu’en 1995. Auparavant, l’heure était encore à la protection des ongulés.

Abondamment chassés, les cerfs et les chevreuils avaient pratiquement disparus de Suisse au XIXe siècle. Les autorités ont donc dû imposer des mesures de protection pour reconstituer les populations.

Cette politique a parfaitement fonctionné, au point que les ongulés sont devenus trop nombreux à la fin du XXe siècle.

Le temps de la quiétude des bois est donc désormais dépassé pour les cerfs, chevreuils et autres chamois.

swissinfo/Olivier Pauchard, Palais fédéral

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