Attentats à Bombay: l’enquête débute et aucune piste n’est écartée
(Keystone-ATS) Le triple attentat mercredi à Bombay, qui a fait au moins 17 morts, avait pour objectif de faire le maximum de victimes, a affirmé jeudi le ministre indien de l’Intérieur. Pour l’heure, l’attaque n’a pas été revendiquée et tous les groupes «hostiles à l’Inde» sont soupçonnés.
«Tous les groupes hostiles à l’Inde sont dans le viseur. Nous n’écartons aucune piste, nous examinons tout le monde pour trouver qui est derrière ces attaques», a déclaré Palaniappan Chidambaram au cours d’une conférence de presse à Bombay après s’être rendu sur les lieux des explosions.
Les trois explosions se sont produites à une heure d’affluence dans des quartiers animés de la capitale financière indienne. Les bombes étaient composées de nitrate d’ammonium, principalement utilisé comme engrais et que l’on retrouve souvent dans la fabrication d’engins explosifs artisanaux.
Bilan révisé
Le bilan révisé s’établit à au moins 17 morts et 131 blessés, dont 23 dans un état grave, a indiqué M. Chidambaram. Un précédent bilan fourni dans la nuit mercredi faisait état de 21 morts.
Interrogé sur la raison pour laquelle Bombay était de nouveau visée, après les attentats islamistes de 2008 qui avaient fait 166 morts, il a répondu que toutes les villes du pays étaient exposées aux attentats.
Ces attentats surviennent alors que l’Inde et le Pakistan tentent de normaliser leurs relations. Les dirigeants pakistanais ont été prompts à les condamner, de même que le président américain Barack Obama.
Services secrets «hors cause»
Le ministre de l’Intérieur a assuré que la triple attaque ne pouvait être imputée à des négligences au sein des services de renseignement. Ces derniers ont d’ailleurs «neutralisé» avec succès un certain nombre d’attentats planifiés depuis novembre 2008, a-t-il assuré.
Pour les experts, ces attaques, qui ont essentiellement visé les quartiers du commerce des métaux précieux, semblent porter la marque des Moudjahidines indiens.