Les Suisses sont pour la prudence budgétaire
Le dernier moniteur financier d'economiesuisse, l'association faîtière des entreprises suisses, montre que la population est nettement opposée tant à l'augmentation des dettes publiques qu'à celle des impôts. Du moins l'était-elle au printemps 2008.
Les sondages ont été menés par l’Institut gfs.bern sur 1010 personnes, entre le 28 avril et le 18 mai 2008, soit quatre mois avant la faillite de la banque américaine Lehmann Brothers, les mouvements de panique en bourse et les divers plans de sauvetage étatiques qui ont suivi.
Les résultats montrent que deux tiers des électeurs suisses considèrent qu’une politique financière économe doit viser à réduire tant les dépenses que les impôts. «La population rejette l’expansion de l’Etat», note economiesuisse dans un communiqué publié mercredi.
Plus de la moité des sondés sont d’avis que d’éventuels excédents budgétaires doivent être affectés à la réduction de la dette. En cas de déficits, 85% estiment qu’il faut commencer par réduire les dépenses. Les mesures d’économies doivent toucher principalement les domaines de l’asile, de l’armée ou des services diplomatiques. L’AVS et la formation sont épargnées par les sondés.
Seules 7% des personnes interrogées sont favorables à une hausse d’impôts. Quant à augmenter la dette, 3% seulement plébiscitent cette mesure.
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