Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne, avec un point fort pour cette journée de mercredi: la tension entre l’Iran et les États-Unis, sous le regard de l’expert Mohammad-Reza Djalili.
Bonne lecture!
La tension ne retombe pour le moment pas entre les États-Unis et l’Iran. Téhéran a réagi à la mort de son général Soleimani en tirant des missiles sur des bases irakiennes abritant des forces américaines.
Cette attaque iranienne ne semble pas avoir fait de victimes, mais tout le monde craint une escalade. Conséquence de cette tension, le cours du pétrole s’est déjà envolé de 4,5%.
Pour mieux cerner la situation, swissinfo.ch s’est entretenu avec Mohammad-Reza Djalili, professeur émérite au Graduate Institute de Genève. Pour ce grand connaisseur de l’Iran, la République islamique conserve toute sa capacité d’action à l’extérieur.
- L’interview de swissinfo.ch
- Le fil de la criseLien externe sur le site de RTS Info
- Découvrez comment la Suisse sert d’intermédiaire entre les Etats-Unis et l’Iran
En matière d’asile et d’accueil des étrangers, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. En Suisse, certains cantons se montrent beaucoup plus souples que d’autres dans la mise en application du droit.
Le débat sur le sort des étrangers illégaux a récemment rebondi en raison de la politique aux États-Unis. Certaines villes ou États refusent d’appliquer la politique très restrictive du Président Trump en matière d’immigration. Ces régions plus libérales font désormais office de «sanctuaires» pour les étrangers illégaux.
Les recherches de notre rédaction anglophone montrent qu’on ne peut pas véritablement parler de sanctuaires en Suisse. Pour autant, certains cantons sont plus prompts à régulariser les illégaux; par exemple Genève qui, avec son opération Papyrus, a régularisé quelque 3500 sans-papiers.
Le problème des sans-papiers en Suisse n’est pas anodin. On estime qu’il y en a quelque 76’000, soit près de 1% de la population. Les zones les plus concernées sont Zurich, Genève, Vaud, Bâle-Ville et Berne.
- L’article de swissinfo.ch sur la politique des villes suisses en matière de sans-papiers
- Le bilanLien externe de l’opération Papyrus sur le site de RTS info
- Un article de swissinfo.ch pour découvrir à quoi peut ressembler la vie de sans-papiers en Suisse
Il se pourrait bien que les Suisses votent une nouvelle fois sur l’achat de nouveaux avions de combat. Les milieux de gauche ont en effet décidé de lancer le référendum contre la décision d’achat du Parlement.
En décembre dernier, le Parlement avait approuvé l’acquisition de nouveaux avions pour un montant total de six milliards de francs. Les nouveaux appareils sont destinés à remplacer une flotte de FA-18 vieillissante.
Le Parti socialiste, les Verts et le Groupe pour une Suisse sans armée ont cependant décidé de lancer le référendum, estimant que «dépenser des milliards pour des avions polluants et qui ne sont pas nécessaires pour maintenir la police aérienne est un gaspillage d’argent». Ils ont désormais 100 jours pour recueillir les 50’000 signatures nécessaires à la validation du référendum.
En mai 2014, le peuple avait rejeté par 53,4% l’achat de l’avion de combat suédois Gripen. En cas de nouvelle votation, il ne devra plus se prononcer sur un appareil précis, mais seulement sur l’enveloppe budgétaire.
- Le lancement du référendumLien externe sur le site de RTS info
- En 2014 déjà, un article de swissinfo.ch rappelait que l’achat d’un avion de combat a toujours été compliqué en Suisse
- Découvrez les avions qui restent en liceLien externe pour remplacer le FA-18 sur RTS info
- Une galerie de photos de swissinfo.ch sur les avions qui ont fait l’aviation militaire suisse
Bonne nouvelle pour les frontaliers français: les liaisons navales sur le lac Léman seront bientôt renforcées. La Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN) vient en effet de commander deux nouveaux bateaux.
Chaque bâtiment coûtera 28,5 millions de francs et pourra accueillir 700 passagers. Les deux bateaux ont été conçus par une entreprise lucernoise. Ils seront assemblés dans le port d’Ouchy (Lausanne) et leur mise en service aura lieu en 2022 et 2023.
Les nouveaux bâtiments permettront d’augmenter les cadences et les capacités de transport. Ce sera notamment le cas pour la liaison entre Lausanne et Evian, qui est très utilisée par les frontaliers.
Baptisée Naviexpress, cette nouvelle offre vise à favoriser le report de la voiture vers les transports publics. Face à la saturation du trafic routier, c’est la grande tendance du moment. Il y a moins d’un mois, Le Léman Express, qui relie l’arc lémanique à la Haute-Savoie, était lancé en grande pompe. Il s’agit du plus grand RER transfrontalier d’Europe.
- La dépêche annonçant les nouveaux bateaux sur le site de bluewin.chLien externe
- Le dossier de swissinfo.ch consacré aux frontaliers
- Le reportage de la RTSLien externe sur le lancement du Léman Express
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