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Les urgences d un hôpital

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La Suisse a enregistré son premier décès lié au coronavirus. Une femme de 74 ans souffrant de maladies chroniques a succombé dans le canton de Vaud. Le gouvernement recommande à la population de garder ses distances pour éviter la propagation du virus. 

Bonne lecture,

Les urgences d un hôpital
Keystone / Laurent Gillieron

Une femme de 74 ans est décédée des suites du coronavirus tôt ce matin dans le canton de Vaud. Il s’agit du premier mort lié au Covid-19 en Suisse.

La patiente avait été admise à l’hôpital mardi. Elle était considérée à haut risque, car elle souffrait déjà de problèmes respiratoires chroniques. Le nombre de personnes infectées par le coronavirus en Suisse dépasse les 110 en cette fin de journée. Le gouvernement demande aux habitants de se tenir à distance les uns des autres pour éviter les contaminations.

La propagation du virus dans le monde entier révèle les points fort et les lacunes des systèmes de santé. «Beaucoup de pays n’ont pas encore pris la mesure du danger de ces épidémies, constate Gilles Poumerol, spécialiste en santé publique internationale. Ils ne se sont pas équipés en systèmes de détection précoce et d’intervention rapide pour contenir l’émergence de ces nouvelles infections.» 

Mais ce ne sont pas forcément les États les plus pauvres qui sont à la traîne, précise Gilles Poumerol. «Il y a des pays qui ont des moyens, mais qui n’ont pas investi suffisamment dans ces systèmes de préparation et de réponses rapides aux nouveaux événements épidémiques. Et quand un virus apparaît dans un tel pays, il devient presque impossible d’éviter sa propagation dans le reste du monde.»

Une femme avec une banderole
© Keystone / Valentin Flauraud

Héberger ou nourrir un sans-papiers reste punissable en Suisse. Le Parlement refuse de mettre fin aux «délits de solidarité». Il a rejeté une initiative parlementaire pour ajouter une exception dans la loi lorsque les motifs sont honorables.

Les partis de droite considèrent que la marge de manœuvre des juges est suffisante aujourd’hui pour éviter des condamnations trop sévères et rappellent que tout le monde est tenu de respecter la loi. Avec l’objectif premier de lutter contre les passeurs, la législation suisse considère comme une infraction le fait de faciliter l’entrée ou le séjour des sans-papiers.

Mais la Suisse est particulièrement sévère dans ce domaine, révèle une enquête menée dans huit pays par Amnesty International. Plus de 900 condamnations de ce type ont été prononcées en 2018, parfois contre des religieux qui ont simplement aidé leur prochain ou contre des étrangers qui ont hébergé un membre de leur famille. 

Amnesty International demande aux pays européens de modifier la directive sur les accords de Schengen-Dublin pour introduire une exception humanitaire obligatoire et éviter que des actes de pure solidarité ne soient sanctionnés.

  • Notre article sur la décision du Parlement suisse de ne pas modifier la loi
  • Un pasteur fribourgeois est poursuivi par la justice pour avoir hébergé un sans-papiers, son témoignage
  • De nombreux requérants d’asile dont la demande a été rejetée se retrouvent bloqués en Suisse sans statut légal, notre enquête
lingots d or
Keystone / Martin Ruetschi

Des milliers de sympathisants nazis en Argentine ont placé leur argent en Suisse. Un enquêteur est tombé par hasard sur un vieux dossier dans la cave d’un bâtiment de Buenos Aires.

Environ 12’000 personnes soutenant le IIIe Reich auraient versé d’importantes sommes d’argent sur des comptes suisses à la fin des années 1930. La banque est toujours la même: la Schweizerische Kreditanstalt, devenue aujourd’hui le Credit Suisse. 

Le Centre Simon Wiesenthal, qui lutte contre le racisme et l’antisémitisme, soupçonne que ces comptes abritaient de l’argent volé aux victimes juives. Il réclame au Credit Suisse un accès à ses archives. La banque se dit prête à se pencher à nouveau sur cette affaire, même si une commission d’experts a déjà permis entre 1997 et 1999 d’identifier des comptes ayant appartenu à des victimes des persécutions nazies. 

Des politiciens assis dans une salle
Keystone / Anthony Anex

Les lanceurs d’alerte ne seront pas mieux protégés en Suisse. La Chambre basse du Parlement a définitivement enterré ce projet jeudi.

Pour une majorité des députés, la proposition du gouvernement était trop complexe et ne garantissait pas réellement la protection des travailleurs qui dénoncent des irrégularités. Le projet prévoyait d’admettre un signalement si l’employé se tournait d’abord vers son employeur, puis vers une autorité, et en dernier recours vers le public.

Transparency International regrette que le Parlement enterre ainsi des années de travail législatif. L’ONG rappelle que les lanceurs d’alerte «sont essentiels à la découverte de la corruption et d’autres irrégularités». Elle estime que la décision de la Chambre basse «est une preuve d’incapacité de la Suisse» alors que les lanceurs d’alerte ne sont pas suffisamment protégés.

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