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Aujourd’hui en Suisse

Bien le bonjour, Suisses d'ici et d'ailleurs,

Le coronavirus continue sa progression sur le territoire helvétique, même si un léger ralentissement se fait sentir. Le soleil brille, mais la population respecte bien les interdictions en vigueur pour lutter contre la pandémie. Le Gouvernement se réunit mercredi pour décider d'un éventuel durcissement des mesures alors que les appels à une reprise économique se font de plus en plus nombreux.

Et puis, en cette période de pandémie, un peu d'humour ne fait pas de mal.

Bonne lecture,

table et bancs devant paysage
Keystone / Jean-christophe Bott

Avec 21’000 tests positifs et 700 décès, le coronavirus continue de se propager en Suisse. Les contaminations semblent toutefois ralentir.

Les autorités craignaient un relâchement des efforts de la population avec le beau temps, mais le bilan du week-end est positif: les interdictions de rassemblements de plus de cinq personnes et les distances sociales ont été globalement respectées dans tous les cantons. 

Le Gouvernement se réunit mercredi pour déterminer si des durcissements sont nécessaires. Les fériés de Pâques inquiètent: de nombreux Suisses pourraient être tentés de se déplacer dans une autre région, risquant de faire augmenter les contaminations et les accidents. Les autorités appellent à rester chez soi le plus possible.

Plusieurs partis politiques ainsi que des représentants des milieux économiques demandent une réouverture progressive des commerces et des établissements publics. Mais le ministre de la Santé, Alain Berset, se montre inflexible: «Pour l’instant, il semble illusoire de penser que nous pourrons assouplir les mesures le 20 avril. Ce n’est que lorsque le nombre de personnes infectées et d’admissions à l’hôpital aura clairement diminué que nous pourrons envisager d’assouplir les règles.»

une terrasse fermée
Keystone / Anthony Anex

Les commerçants et tenanciers sont les premiers touchés par les mesures de lutte contre la pandémie. Les Suisses de l’étranger ne sont pas épargnés: nombre d’entre eux ont émigré pour ouvrir leur entreprise.

C’est par exemple le cas de Patrick Schneider, qui exploite en Colombie un salon de manucure et un salon de tatouage. Contraint de tout fermer du jour au lendemain, il est revenu en Suisse pour tenter de trouver du travail.

Patrick Schneider ne sait pas comment il parviendra à joindre les deux bouts. Et comme de nombreux Suisses de l’étranger, il ignore si son pays d’origine lui viendra en aide. Des clarifications sont encore en cours à ce sujet et l’Organisation des Suisses de l’étranger tentent d’y voir plus clair.

La Confédération a indiqué que si les Suisses de l’étranger revenaient s’installer en Suisse, ils pourraient toucher toutes les aides d’urgence prévues. En revanche, s’ils restent à l’étranger, un soutien financier peut être alloué au cas par cas, via l’aide sociale par exemple.

  • Notre article sur les problèmes financiers que rencontrent les Suisses de l’étranger avec la pandémie
  • En savoir plus sur l’aide sociale accordée aux expatriés
  • Des témoignages de Suisses de l’étranger qui se retrouvent coupés de leur famille et de leurs amis
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charbon
Keystone / Elizabeth Dalziel

Très important en Suisse, le négoce des matières premières résiste plutôt bien à la crise provoquée par le coronavirus. L’activité a diminué car le transport des marchandises est restreint, mais le commerce continue malgré tout.

«La nécessité de maintenir la chaîne d’approvisionnement devient de plus en plus impérieuse dans un contexte d’incertitude mondiale, afin de garantir que les pays disposent des stocks nécessaires à leurs besoins quotidiens», explique Florence Schurch, secrétaire générale de l’Association suisse de négoce de matières premières et du transport maritime.

Malgré le ralentissement des activités, le secteur tient le coup et le travail continue constate Florence Schurch qui souligne que le secteur se porte bien. «Pourtant, on ne peut jamais être sûr de rien. Si cela dure deux mois comme en Chine, nous ne savons pas comment les petites entreprises pourront supporter cela. Cela dépend de la santé de l’entreprise avant la crise.»

«En attendant la grippe aviaire», une pièce d’Antoine Jaccoud aux accents prophétiques. Guillaume Perret

La pandémie peut aussi faire rire. Pour le dramaturge vaudois Antoine Jaccoud, l’humour est un remède à tous les maux. Il a écrit en 2006 déjà une pièce de théâtre visionnaire sur le confinement.

«En attendant la grippe aviaire» a été jouée il y a près de 14 ans sur les scènes de Suisse romande, mais elle raconte exactement ce que vivent aujourd’hui les populations du monde entier. Un couple, coincé dans son appartement durant une pandémie mortelle, cherche à combler la peur et l’ennui.

La vision que propose Antoine Jaccoud est cruelle et cynique, mais terriblement drôle. «L’humour apporte une aide à l’acceptation. À ne pas confondre avec résignation, indique le dramaturge. Ce que je crains, c’est que cette crise soit une parenthèse qui se referme une fois que nous serons tirés d’affaire.»

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