Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers abonnés,
Nous vous proposons en ce jeudi une étude de nos collègues de la RTS confirmant l’impact bénéfique des vaccins contre le Covid-19 sur le nombre de personnes hospitalisées. S’ils ne permettent pas d’être parfaitement immunisé contre le variant delta, ils atténuent fortement ses effets les plus graves.
Alors que les talibans cherchent à former un gouvernement présentable aux yeux de la communauté internationale, de nombreux Afghans espèrent toujours fuir l’ordre islamiste qui menace de s’imposer dans toute sa rigueur. Pour l’heure, Berne ne compte pas leur ouvrir les bras, à l’unisson de ses voisins.
Bonne lecture,
Selon une analyse de la RTS, le nombre d’hospitalisations de personnes entièrement vaccinées contre le Covid-19 en Suisse est environ 12 fois inférieur à celui des non-vaccinées.
Nos collègues ont pris en compte les données de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) qui indiquent le nombre de personnes entièrement vaccinées qui sont hospitalisées avec une infection au virus. Leur analyse porte sur la période allant du 1er juillet au 15 août.
La conclusion est claire: «Les résultats montrent un effet significatif de la vaccination face aux formes graves du Covid-19. Pour la période allant du 1er juillet au 15 août, on compte 8,3 hospitalisations de personnes vaccinées par million de personnes vaccinées. Chez les non-vaccinés, ce nombre s’élève à 105,9. À population égale, il y a donc environ 12 fois moins d’hospitalisations de personnes vaccinées que de personnes non-vaccinées.»
La RTS rappelle que des études similaires ont été réalisées dans plusieurs pays et qu’elles montrent également une différence importante entre le nombre de patients vaccinés et celui des non-vaccinés dans les hospitalisations.
Actuellement, 50,2% de la population suisse est entièrement vaccinée; 5,6% l’est partiellement et 44,1% est non vaccinée. Pendant ce temps grossit de par le monde une 4e vague d’infections essentiellement causée par le variant delta du virus, plus contagieux que les précédents.
- Douze fois moins d’hospitalisations dues au Covid chez les vaccinés en Suisse (RTSLien externe)
- La vaccination contre le Covid-19 en chiffres et en cartes (RTSLien externe)
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L’état de la pandémie en Suisse (swissinfo.ch)
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Le Conseil fédéral l’a annoncé ce mercredi: la Suisse n’entend pas accueillir de contingent de réfugiés afghans pour l’instant. Une décision que déplorent des Afghans vivant à Genève.
Pour expliquer la décision du gouvernement, la cheffe du Département de justice et police Karin Keller-Sutter a déclaré aux médias que l’ONU commençait à peine à évaluer la situation sur place: «Une analyse des besoins doit être effectuée, avant toute action. La Suisse ne peut pas décider toute seule d’établir un programme de réinstallations.» Une prise de position dans la ligne de ses voisins européens.
Seuls les employés locaux du bureau de la coopération suisse à Kaboul et leur famille proche pourront se réfugier en Suisse, soit environ 280 personnes. Pour faciliter leur exfiltration, des militaires suisses des forces spéciales sont arrivés à Kaboul mercredi matin.
Pour les autres requérants, il faudra suivre la procédure d’asile habituelle. La Tribune de Genève livre le témoignage de plusieurs habitants d’origine afghane. Depuis la prise du pouvoir des talibans, ils sont suspendus au téléphone pour tenter d’aider leurs proches restés au pays. Ils ne dorment plus beaucoup. Et les propos conciliants du nouveau gouvernement en train de se mettre en place à Kaboul sont loin d’apaiser leur crainte sur les risques de répression du nouveau régime dont les premiers signes apparaissent déjà. La décision de Berne ne peut que les décevoir, face à l’urgence de la situation.
- Faire venir les proches? Les Afghans de Genève sont désemparés (Tribune de Genève/abonnésLien externe)
- Berne ne prévoit pas d’accueillir les Afghans en masse, mais promet d’aider sur place (RTSLien externe)
- Les informations fournies par Berne (DFAELien externe)
- Les forces spéciales suisses sont à Kaboul (Le Temps/abonnésLien externe)
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C’est un simple bureau dans un modeste immeuble genevois. Mais il soulève une tempête diplomatique.
En ouvrant une représentation officieuse aux abords de la Genève internationale, l’Administration Autonome du Nord-Est de la Syrie (AANES) espère se faire entendre des diplomates et des organisations internationales présentes.
Majoritairement constituée par les kurdes de Syrie, ladite administration n’a pas manqué de susciter l’indignation d’Ankara en venant s’implanter à Genève. Dans un communiqué publié le 10 août dernier, le ministère turc des affaires étrangères somme la Suisse de s’expliquer sur «l’ouverture d’un soi-disant bureau de représentation affilié à l’organisation terroriste PKK/YPG (…) Nous soulignons qu’aucune distinction ne doit être faite entre les organisations terroristes dans la lutte contre le terrorisme. Nous rappelons à ceux qui embrassent les organisations terroristes simplement parce que ces terroristes ne les ciblent pas que ce fléau pourrait un jour les frapper également.»
Berne répond que ce bureau n’est pas une représentation diplomatique, mais d’une association au sens du Code civil suisse. «Aux yeux de la Suisse, c’est une association, mais pour les Kurdes et les autres membres de cette entité, c’est une délégation. On est face à des points de vue différents», relève Jordi Tejel, professeur à l’Université de Neuchâtel et spécialiste de la question kurde.
Selon le directeur du bureau, Hekmat Ibrahim, l’objectif est de «renforcer les relations avec les acteurs suisses, notamment en raison des conférences qui se tiennent à Genève pour résoudre la crise syrienne.» Une voix pour le moins négligée par les pays occidentaux qui sont intervenus contre Daech avec l’aide déterminante des forces kurdes de Syrie.
- L’ouverture d’une «représentation» des Kurdes de Syrie à Genève enflamme les esprits (swissinfo.ch)
- Le communiqué du ministère turc des Affaires étrangères (en anglaisLien externe)
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