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Représentation artistique du Futur collisionneur circulaire du CERN.

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Helvètes du monde,

Dans moins d’un mois, le 3 mars, le peuple sera appelé à se prononcer sur deux textes concernant l’avenir de son système de retraites. Faut-il verser aux Suisses une rente AVS supplémentaire par année? Les faire travailler jusqu’à 66 ans? C’était le sujet de notre dernière émission Let’s talk, à retrouver aujourd’hui sur swissinfo.ch.

Un point d’étape sur le projet d’accélérateur de particules géant au CERN, des jeunes médecins déjà désabusés, la position de l’audiovisuel suisse sur la baisse de la redevance et le portrait du nouvel élu MCG à Berne sont également au menu du jour.

Excellente lecture,

plateau
swissinfo.ch

Notre dernière émission Let’s Talk était consacrée aux deux textes sur l’avenir des retraites qui seront soumis au vote le 3 mars. Le responsable romand de l’Union patronale suisse (UPS), Marco Taddei, et le président de l’Union syndicale suisse (USS), Pierre-Yves Maillard, étaient invités, ainsi que deux retraités suisses qui ont émigré pour des raisons financières.


Pour lutter contre la précarité des seniors, l’USS réclame l’introduction d’une 13e rente AVS par an. «Il y a des personnes (…) qui doivent compter chaque centime. Et pour un pays qui se situe parmi les plus riches du monde, c’est la honte», a déclaré Pierre-Yves Maillard.

Le texte se heurte à l’opposition de la droite et des milieux patronaux. «Cette initiative n’est pas finançable», a fait valoir Marco Taddei, reprochant en outre au texte de reposer sur «le principe de l’arrosoir»: «elle prévoit une 13e rente pour tout le monde, également pour les millionnaires».

Les deux invités se sont montrés tout aussi irréconciliables sur la seconde initiative de la jeunesse libérale, qui prévoit de relever l’âge de la retraite à 66 ans. Pour le représentant de l’UPS, cette mesure est nécessaire pour faire face au vieillissement de la population. «La droite tente de démolir l’un des plus beaux édifices que la Suisse ait créés et qui repose sur la solidarité entre générations», a dénoncé de son côté Pierre-Yves Maillard.

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Discussion
Modéré par: Katy Romy

Vous avez émigré pour votre retraite, car vous ne parveniez plus à joindre les deux bouts en Suisse? Racontez-nous votre histoire!

Chaque année, des Suisses s’expatrient pour fuir les difficultés financières en Suisse. Êtes-vous dans ce cas?

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Représentation artistique du Futur collisionneur circulaire du CERN.
Représentation artistique du Futur collisionneur circulaire du CERN. CERN

D’ici 2045, le CERN veut construire le Futur Collisionneur Circulaire (FCC), un accélérateur de particules de 91 kilomètres de circonférence, à cheval sur la France et la Suisse, afin de percer les derniers mystères de la physique. Le rapport de mi-étape de l’étude de faisabilité a été dévoilé lundi.


Le tunnel, qui devrait être installé à 200 mètres sous terre en moyenne, serait trois fois plus grand que l’actuel collisionneur, le Large Hadron Collider (LHC). Huit sites sont aussi prévus en surface. Le CERN estime les coûts à environ 15 milliards de francs et assure que le montant sera largement pris sur ses coûts de fonctionnement durant les prochaines décennies.

Pour le CERN, le temps presse un peu. L’étude de faisabilité complète est attendue en 2025 et la décision finale de se lancer ou non en 2028. Mais ces dates pourraient être avancées, car la Chine est aussi dans la course au premier accélérateur géant.

Le CERN sait qu’un important travail d’information l’attend pour justifier la nécessité de construire ce futur accélérateur. Car bien que le monde de la physique attende cette machine avec impatience, son gigantisme inquiète aussi, notamment dans les milieux de la défense de l’environnement.

  • Nouvelle étape pour un gigantesque collisionneur de particules au CERN – RTSLien externe
  • Le projet d’accélérateur géant du CERN est conforté – Le TempsLien externe (sur abonnement)
  • Vers un accélérateur de particules géant au CERN – swissinfo.ch
  • Visite sur le site du Futur collisionneur circulaire – swissinfo.ch
opération chirurgicale
Keystone / Gaetan Bally

Selon une récente étude de l’Association suisse des étudiants en médecine, un tiers des étudiantes et étudiants en médecine veulent abandonner la profession après leur première expérience pratique dans un hôpital. Elles et ils sont dégoûtés par ce qu’ils vivent sur le terrain.


La RTS a consacré mardi matin une émission spéciale à ces jeunes médecins désabusés. Le contact humain promis pendant leurs six ans d’études n’est qu’un mythe, a dénoncé un médecin assistant à l’Hôpital Riviera-Chablais (HCR) âgé de 26 ans, disant passer «deux heures maximum par jour» avec ses patients.

Autre gros point noir: les horaires à rallonge. En trois mois d’exercice, le jeune médecin dit avoir fait 117 heures supplémentaires, soit environ deux semaines de travail en plus. «On travaille entre 60 et 85 heures par semaine, on n’a pas le temps (…) de prendre de pause» et les heures supplémentaires sont perdues, a décrit une autre jeune médecin de 28 ans, qui a démissionné d’un hôpital romand.

Ce découragement des jeunes médecins risque d’aggraver encore les pénuries de spécialistes de la santé, déjà criantes dans certaines zones. Dans l’émission, Stéphanie Monod, professeure en médecine à l’Université de Lausanne et co-cheffe de département à Unisanté a appelé à des «états généraux», afin que le politique priorise les besoins du système de santé.

  • les conditions de travail dégoûtent les jeunes médecins – RTSLien externe
  • Le manque de médecins va créer «d’énormes problèmes» d’ici deux à trois ans – RTSLien externe
  • La pénurie de main-d’œuvre reflète les grands défis démographiques à venir – swissinfo.ch
  • Infirmières en Suisse, héroïnes stressées et sous-payées – swissinfo.ch
régie de télévision
Keystone

Les milieux de l’audiovisuel en Suisse montent au créneau contre la proposition du Conseil fédéral de réduire le montant de la redevance radio-TV. La proposition de l’abaisser de 335 à 300 francs, portée par le conseiller fédéral Albert Rösti, aurait des conséquences «catastrophiques» pour le secteur, selon le texte signé par la Commission fédérale des médias (COFEM).


Le groupe de 13 expertes et experts indépendants nommés par le Conseil fédéral évoque la perte de centaines d’emplois. Il craint que la SSR, le groupe audiovisuel public suisse (dont swissinfo.ch fait partie) se désengagerait de son rôle de coproducteur et partenaire des films et œuvres suisses.

La proposition du gouvernement est une réponse à l’initiative «200 francs ça suffit», portée notamment par l’UDC (droite conservatrice). La procédure de consultation vient de s’achever. Pour la COFEM, les deux projets sur la table sont «inadéquats».

Parmi les pistes de réflexion proposées sur l’avenir du service public figure notamment une offre orientée vers les contenus multimédias. Les prestations ne doivent ainsi pas être uniquement centrées sur la radio et la télévision et doivent rester accessibles pour tout le monde dans des formats variés.

Daniel Sormanni à Cité Vieusseux
Thomas Kern/swissinfo.ch

Le Mouvement citoyens genevois (MCG), parti régionaliste et populiste, a désormais trois élus au Parlement fédéral. Parmi eux, un nouvel arrivant, Daniel Sormanni, 73 ans. Mon collègue Samuel Jaberg l’a rencontré, dans le cadre d’une série de portraits de parlementaires de tous partis qui font leurs premiers pas à Berne.


Le style Sormanni?«Vindicatif, sans concessions et peu enclin à se laisser enfermer dans des cases politiques», écrit-il. Actif depuis près de 50 ans en politique à Genève, d’abord au niveau communal puis cantonal, Daniel Sormanni a marqué par sa pugnacité et ses attaques frontales à l’égard de l’exécutif. Actuellement, il s’oppose à la baisse de la redevance évoquée plus haut.

En août 2023, Daniel Sormanni a fait les gros titres dans son canton en dénonçant pénalement l’ex- ministre écologiste Fabienne Fischer. Il l’accuse d’avoir utilisé des collaborateurs de l’administration pour organiser sa campagne, ce qu’elle réfute. L’instruction est en cours.

Tout récemment, il s’est aussi fait remarquer pour avoir déposé plainte contre la RTS. Pour lui, la décision de la télé publique romande de déprogrammer un film avec Gérard Depardieu, accusé de viols et d’agressions sexuelles, s’apparente à de la «censure». Et il ne s’arrêtera pas à Berne: «Ne comptez pas sur moi pour arrêter de poser les questions qui fâchent», prévient-il.

  • Daniel Sormanni, un souverainiste pugnace à Berne – swissinfo.ch
  • La chute des écologistes et la percée de l’UDC se confirment au Parlement suisse – swissinfo.ch
  • Le MCG, un parti qui compte à Berne – Le TempsLien externe (sur abonnement), décembre 2023
  • Daniel Sormanni: «On veut que la transparence n’ait pas de frein» – Léman BleuLien externe, septembre 2023


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