Aujourd’hui en Suisse
Helvètes du monde, bonjour,
Les Suisses n’ont pas fait dans l’originalité en 2024: les prénoms les plus attribués restent les mêmes qu’en 2023, à quelques nuances régionales près.
Et 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, une pétition lancée ce mois demande au canton de Thurgovie un travail public de mémoire sur sa politique de refoulement des personnes juives à sa frontière avec l’Allemagne.
Bonne lecture,
Emma et Noah sont – encore une fois – les prénoms préférés des parents en Suisse. Des petits noms toujours plus courts, qui ont fondu de moitié en quelques décennies.
Pour la quatrième fois sur les cinq dernières années, Emma est le prénom qui a le plus été donné aux petites filles en 2024. Mia et Sofia complètent le trio de tête national.
Chez les garçons, pas de bouleversement non plus, puisque Noah arrive de nouveau en tête. Liam et Matteo demeurent ses plus proches concurrents, comme chaque année depuis 2019.
Le palmarès de cette année confirme une tendance qui se renforce depuis quatre décennies: le raccourcissement des prénoms en vogue. Alors que les prénoms de filles les plus utilisés dans les années 60 comptaient presque huit lettres, ce nombre est tombé en dessous de cinq. Chez les garçons, on est passé de plus de sept à moins de cinq caractères entre 1984 et 2024.
Le Tribunal fédéral a confirmé jeudi la condamnation de l’islamologue Tariq Ramadan pour viol.
La Cour suprême helvétique a rendu jeudi une décision de justice très attendue. Elle a rejeté le recours de Tariq Ramadan, qui avait été reconnu coupable de viol et contrainte sexuelle en 2024 par la Cour de justice genevoise.
Les faits incriminés remontent à la nuit du 28 au 29 octobre 2008 dans un hôtel situé près de la gare Cornavin, à Genève.
Tariq Ramadan avait été acquitté en première instance, mais condamné à trois ans de prison, dont un an ferme en deuxième instance.
Il est désormais définitivement condamné par la justice suisse. Ses avocats ont annoncé qu’ils saisiront la Cour européenne des droits de l’homme.
En manque cruel de logements, la ville de Zurich va contrôler ses locataires. Celles et ceux qui sous-occupent un appartement seront priés d’en changer.
Zurich est confrontée à la pénurie de logements la plus aiguë de Suisse. C’est pourquoi, dès 2019, la ville a édicté des règles relatives à la location des appartements qu’elle possède. Après une période transitoire de cinq ans, elle durcit désormais le ton.
La ville entend se concentrer sur les logements fortement sous-occupés. Par exemple, si une personne habite seule dans un appartement de quatre pièces, elle sera contactée par écrit et invitée à prendre des mesures. Elle pourra soit en modifier l’occupation, soit chercher un nouvel appartement.
La résiliation du bail n’est envisagée qu’en dernier recours et un logement de remplacement est proposé aux locataires au préalable. Actuellement, environ 1100 appartements municipaux sont considérés comme sous-occupés. Parmi eux, environ 150 sont fortement sous-occupés, selon Kornel Ringli, du service immobilier de la ville de Zurich.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le canton de Thurgovie (Suisse orientale) a appliqué une politique particulièrement dure envers les personnes réfugiées juives. Daniel Frischknecht, président de l’Union démocratique fédérale évangélique (UDF), a lancé une pétition qui réclame que les autorités assument publiquement leurs responsabilités et que ces faits soient enseignés dans les écoles, relate la NZZ.
Alors que le gouvernement suisse avait assoupli sa législation en 1944, les autorités locales ont continué de refouler des hommes, des femmes et des enfants vers l’Allemagne nazie, les condamnant bien souvent à une mort certaine.
Dans sa pétition, Daniel Frischknecht, qui exerce en tant que psychologue à Romanshorn, réclame un «travail sérieux et visible sur ce sombre chapitre [du] passé», plus nécessaire encore maintenant que les cantons de Berne et Saint-Gall prévoient l’érection de lieux de mémoire.
Si la responsabilité des dirigeants d’alors est établie, la destruction de nombreux dossiers en 1958 empêche une reconstitution complète des faits. Dans la région du lac de Constance, les mentalités commencent toutefois à évoluer: en Allemagne voisine, une rue portant le nom d’un fonctionnaire impliqué a récemment été débaptisée, signe que la mémoire rattrape peu à peu les anciens silences.
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative