Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
De nombreuses concessions et poignées de main ont marqué cette édition du WEF. Le Conseil fédéral s’est montré discret sur le projet de «Conseil pour la paix» proposé par le président américain Donald Trump, soucieux de préserver de bonnes relations avec Washington alors que se poursuivent les négociations sur les droits de douane. En revanche, la Suisse n’est pas prête à céder sur un point: renoncer à Davos comme siège du WEF.
Et tandis que les participants quittent la station grisonne, d’autres en Suisse réservent déjà leurs vacances. Où les voyageurs helvétiques comptent-ils partir – et quelle région enregistre un recul de fréquentation de la part des Suisses?
Bonne lecture!
La Suisse a beau être un petit pays, Davos l’est plus encore – et la station de montagne atteint de plus en plus ses limites. Cette pression pourrait lui faire perdre le World Economic Forum. Si plus de cinquante ans d’accueil du WEF ont constitué un succès pour la Suisse comme pour les organisateurs locaux, la croissance continue du nombre de participants et d’événements parallèles a poussé les infrastructures de la ville «au point de rupture», rapporte le Blick.
L’Américain Larry Fink, coprésident du WEF, a indiqué au Financial Times que d’autres villes hôtes étaient envisagées, parmi lesquelles Detroit, Dublin, Jakarta ou encore Buenos Aires. Le ministre suisse des Affaires étrangères Ignazio Cassis a pour sa part déclaré que le WEF était «d’une importance capitale pour la Suisse» et que le Conseil fédéral «fera tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir le WEF en Suisse». À ce stade, toutefois, aucun commentaire public n’a été formulé par l’homologue suisse de Larry Fink, André Hoffmann.
Selon le Blick, des plans seraient à l’étude pour interdire la plupart des véhicules privés à Davos durant la semaine du WEF. Les non-résidents et les visiteurs dépourvus d’une accréditation spéciale devraient alors se garer à des points de contrôle situés plus bas dans la vallée.
Alors que gouvernements et organisateurs débattent de l’avenir géographique du forum, une grande partie du «vrai WEF» continue de se dérouler derrière les portes des résidences privées. Dans un entretien accordé à la Neue Zürcher Zeitung, qui l’a surnommé «l’hôte secret du WEF», Marc Wegenstein offre un rare aperçu de l’envers du décor dans les propriétés résidentielles de Davos où séjournent et réseautent les invités VIP. Il a répondu aux demandes les plus diverses: lait de jument fermenté, shampoing antipelliculaire ou encore une portion de caviar (moins prisée depuis que les Russes ne participent plus, précise-t-il). Si le WEF devait un jour déménager, une chose semble acquise: il serait difficile de recréer le charme du village alpin qui façonne depuis longtemps la diplomatie en coulisses à Davos.
Être la petite mouche sur le mur d’une résidence de Davos serait peut‑être la seule manière de saisir la véritable réaction de la Suisse au «Conseil pour la paix» proposé par Donald Trump. Officiellement, le gouvernement suisse a indiqué qu’il allait désormais examiner la question. Sa priorité demeure la conclusion d’un accord commercial avec Washington.
L’excédent commercial entre la Suisse et les États‑Unis était jugé trop déséquilibré au profit de Berne, ce qui avait conduit l’été dernier à l’introduction de tarifs punitifs pouvant atteindre 39%. Berne cherche désormais à inscrire dans un accord contraignant le taux réduit de 15% et prend soin d’éviter toute provocation à l’égard du président Trump.
Lors d’une rencontre bilatérale en marge du WEF, le ministre de l’Économie Guy Parmelin, qui assume cette année la présidence tournante de la Confédération, a placé les questions commerciales au cœur des discussions. «Nous constatons que le déséquilibre que vous avez évoqué dans votre discours est en train de se corriger», a-t-il déclaré à Donald Trump. «Selon nos dernières statistiques, nous enregistrons désormais un excédent de 8,8 milliards de dollars (6,96 milliards de francs) en faveur des États‑Unis.»
L’annonce a semblé prendre le président américain de court. Donald Trump s’est tourné vers sa délégation pour obtenir confirmation. «Je pense que, ces derniers mois, la tendance a commencé à s’inverser», a indiqué le représentant américain au commerce, Jamieson Greer.
Guy Parmelin a plus tard reconnu que ces données ne représentaient qu’un «instantané». Les entreprises suisses avaient accru leurs exportations plus tôt dans l’année, anticipant une hausse des tarifs douaniers, ce qui a temporairement lissé les chiffres. Jeudi, le ministre suisse de l’Économie a indiqué qu’un premier cycle de négociations techniques se tiendrait à Berne dès que possible.
Deux jours de formation et une simple liste de contrôle: dans certains cantons, les inspections de sécurité incendie sont effectuées par des bénévoles et des «amateurs». Le sérieux des inspections de sécurité incendie dans les restaurants, cafés et bars varie fortement d’un canton à l’autre. Dans le Jura et à Genève, les inspecteurs doivent suivre une semaine de formation obligatoire, puis réussir un examen avant d’être habilités comme spécialistes de la sécurité incendie.
Dans les petites communes du canton de Neuchâtel, les inspections peuvent être effectuées par des membres élus du législatif local. Ces responsables ne s’occupent toutefois que des bâtiments considérés comme peu risqués, c’est‑à‑dire des établissements dont la capacité n’excède pas 300 personnes. Dans ces cas, la formation peut se limiter à un ou deux jours, complétés par des cours de mise à jour périodiques.
À mesure que la sensibilisation progresse, plusieurs communes cherchent désormais à engager des spécialistes du secteur privé, selon la RTS. Crans‑Montana aurait elle‑même mandaté une entreprise externe pour appuyer les inspections.
L’incendie meurtrier du jour de l’An continue d’influencer les mesures de sécurité dans tout le pays. À l’approche du carnaval de Bâle, les autorités cantonales du feu ont annoncé qu’elles inspecteraient les caves accessibles au public, en plus d’effectuer des contrôles aléatoires durant les festivités. Une interdiction d’allumer du feu a également été imposée dans ces établissements. La vigilance a été renforcée en vue des carnavals du canton de Fribourg et des Brandons de Payerne (VD).
Où prévoyez‑vous de partir pour votre prochain voyage, chers Suisses de l’étranger? Pour ma part, je mettrai le cap sur Marseille en février pour la fête des oursins – l’hiver étant la haute saison pour de nombreuses spécialités de la mer. Les voyages en Suisse, eux, perdent du terrain. Le nombre de résidents helvétiques passant leurs vacances dans le pays est en baisse. Où partent‑ils donc à la place?
L’appétit des Suisses pour les voyages reste solide, avec une hausse tant des escapades de courte durée que des séjours long‑courriers. En moyenne, ils prévoient plus de deux voyages à l’étranger par personne en 2026, selon une étude publiée à la fin de l’année dernière.
Les voyageurs suisses sont de plus en plus attirés par des destinations lointaines, explique Andrea Beffa, directrice de la Fédération suisse du voyage, dans un entretien avec la SRF. L’Asie est particulièrement prisée, avec le Sri Lanka, la Thaïlande, le Vietnam et le Japon en tête des tendances. Les destinations méditerranéennes reviennent également en force, la Grèce figurant parmi les favorites.
Pour les voyages européens de moins de six heures, le train gagne du terrain comme moyen de transport privilégié. Andrea Beffa souligne que les Suisses ont tendance à privilégier les voyages individuels et le contact direct avec la culture locale. Elle ne s’attend pas à une hausse marquée des prix, mais recommande de réserver tôt «pour obtenir une bonne offre».
Texte traduit de l’anglais à l’aide de l’IA/op
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