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Véhicules incendiés au Mexique.

Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices, chers lecteurs,

Les Suisses vivant au Mexique vivent actuellement des journées tendues. Après la mort d’un chef de cartel lors d’une opération militaire, de graves troubles et des violences ont éclaté dans l’ensemble du pays.

Et ce mardi marque le quatrième anniversaire de l’attaque russe contre l’Ukraine. Quelle aide la Suisse a-t‑elle apportée? L’intégration des réfugiés a‑t‑elle réussi? Les médias suisses dressent le bilan.

Bonne lecture!

Un bus incendié au Mexique
Un bus incendié bloque une route à Guadalajara. Copyright 2026 The Associated Press. All Rights Reserved

Dimanche, l’armée mexicaine a localisé le baron de la drogue le plus recherché, Nemesio Oseguera Cervantes, surnommé «El Mencho», et l’a mortellement blessé. Depuis, le chaos règne au Mexique. Pour les Suisses de l’étranger installés dans la ville de Guadalajara, cela a signifié des heures d’angoisse, entre des barricades en feu et de fausses informations.

Après la mort d’«El Mencho», Guadalajara, dans l’État mexicain de Jalisco, s’est transformée en zone de guerre. La Suissesse Zarina García‑Camou a vu les rues se vider et la situation devenir dangereuse. Des barricades en feu ont paralysé la vie quotidienne pendant plus d’une journée.

La désinformation en ligne a aggravé le stress. Raymond Domon fait état de vidéos truquées générées par l’IA montrant des avions en flammes à l’aéroport. Cette violence numérique a renforcé la panique et compliqué l’évaluation du danger réel, explique‑t‑il à notre correspondante indépendante Flurina Dünki.

Même des expatriés chevronnés comme Valentina Krucker ont atteint leurs limites. «Il y a des choses auxquelles on ne s’habitue tout simplement pas», dit-elle, après s’être enfermée 24 heures chez elle avec son jeune fils.

Orphelins ukrainiens dans une école suisse
Des orphelins ukrainiens dans une école de la commune valaisanne de Saint-Gingolph. Keystone / Cyril Zingaro

Ce mardi marque les quatre ans de guerre en Ukraine. C’est l’occasion pour les médias suisses de dresser le bilan. Entre grande solidarité et réalités difficiles, il apparaît que l’intégration reste semée d’obstacles.

Quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, à peine plus d’un tiers des Ukrainiens arrivés en Suisse en âge de travailler ont trouvé un emploi. Particulièrement frappant: les fortes disparités cantonales relevées par les publications de CH Media. À Appenzell Rhodes‑Intérieures, 70% des réfugiés ont un travail, contre moins de 18% à Genève.

La Confédération a investi à ce jour plus de six milliards de francs dans l’aide à l’Ukraine. Près de 80% de ce montant a été consacré à la prise en charge en Suisse même, ce qui signifie que la majeure partie du soutien se matérialise de facto dans le pays. À long terme, de nouveaux milliards sont prévus pour la reconstruction.

La semaine dernière, les parties en conflit se sont de nouveau rencontrées pour des pourparlers de paix, cette fois à Genève. Mais les négociations n’avancent pas. «Moscou poursuit imperturbablement sa stratégie: pression, menaces, bluff», écrivent ce mardi les journaux de Tamedia dans leur analyse. «La Russie s’est elle‑même engagée dans une guerre d’usure. L’Occident devrait se rappeler que même cette puissance a ses limites.»

Médicaments
Galenica ne veut plus fabriquer de médicaments à Interlaken (image symbolique). Keystone / Gaetan Bally

Interlaken perd un pan de son histoire industrielle: le groupe pharmaceutique suisse Galenica ferme la production de sa filiale Bichsel. Jusqu’à 170 emplois sont menacés. Une procédure de consultation a été ouverte pour les employés. Si des licenciements s’avèrent inévitables, un plan social doit être appliqué.

À l’avenir, Bichsel ne produira plus de médicaments et veut se concentrer entièrement sur les prestations de home-care. Ce virage illustre une tendance: en Suisse, les soins à domicile deviennent plus rentables que la fabrication de médicaments.

Galenica avait examiné plusieurs scénarios pour maintenir la production au sein de sa filiale avant d’opter pour la fermeture. Celle-ci coûtera au groupe jusqu’à 40 millions de francs en charges uniques, mais ne devrait améliorer le bénéfice annuel que d’environ 3 millions. Qu’un groupe accepte de telles dépréciations pour un gain relativement modeste montre la forte pression sur les coûts que subissent les sites suisses.

Le visage de la ville va également changer: la traditionnelle «Grosse Apotheke Dr. G. Bichsel» sera rebaptisée «Amavita Apotheke Bichsel Interlaken» le 1er mars 2026, rapporte le Blick. Pour la région, cela ne signifie pas seulement la perte de 170 emplois, mais aussi la fin d’une marque indépendante, intégrée au groupe en 2019.

Quatre femme chantant du yodle
Le 11 décembre 2025, ces femmes ont chanté à la Haute École de Lucerne – Musique lors d’une conférence de presse consacrée à l’inscription du yodel sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Keystone / Philipp Schmidli

Depuis 2025, le yodel fait partie du patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO. Mais en tant que discipline académique, ce chant populaire peine à s’imposer à Zurich: une initiative en ce sens a échoué de manière spectaculaire au Grand Conseil.

Malgré son statut de patrimoine mondial, le yodel reste un loisir à Zurich. La proposition visant à en faire une matière d’enseignement universitaire a été rejetée lundi par le parlement cantonal. Il aurait fallu 60 voix pour l’accepter, mais la proposition n’en a recueilli qu’une. L’initiative avait été déposée par Stefan Basler, président de la section UDC de Bülach et chanteur de yodel.

Les élus ont estimé qu’un double soutien public n’était pas nécessaire, l’offre étant déjà bien établie en Suisse centrale. Zurich ne souhaite pas concurrencer Lucerne, où la filière existe depuis 2018; une première diplômée de master y a terminé son cursus en 2025.

Le problème demeure toutefois: les clubs de yodel disparaissent et les chefs de chœur se font rares. Les parlementaires, de gauche comme de droite, ont souligné l’importance du yodel pour la culture suisse. Mais selon eux, il n’a pas sa place comme filière principale financée par l’État.

Texte traduit de l’allemand à l’aide de l’IA/op

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