Aujourd’hui en Suisse
Helvètes du monde, bonjour,
La Confédération débloque une aide pour les victimes de l’incendie de Crans-Montana. «Avec cette contribution de solidarité, le Conseil fédéral entend envoyer un signal face aux souffrances endurées», a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin mercredi en conférence de presse.
Le deuxième sondage SSR en vue des votations du 8 mars vient de paraître. Les résultats sont encore incertains pour deux objets, tandis que les jeux semblent faits pour les deux autres.
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Contribution de solidarité unique de 50’000 francs et table ronde: le Conseil fédéral a dévoilé mercredi la manière dont il entend venir en aide aux personnes blessées et aux proches des personnes décédées dans l’incendie de Crans-Montana. Il a transmis son message au Parlement, qui se prononcera en mars sur l’adoption de cette loi urgente.
La loi doit compléter les instruments existants, surtout prévus pour des cas isolés et qui atteignent leurs limites lors d’événements causant un grand nombre de victimes, a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin. Il a rappelé que l’incendie survenu dans la nuit du Nouvel An dans un bar de Crans-Montana a fait 41 morts et 115 blessés. 58 personnes sont toujours hospitalisées.
Chaque famille d’une personne décédée ou hospitalisée à la suite de l’incendie de Crans-Montana se verra attribuer une contribution de solidarité unique de 50’000 francs. Elle viendra s’ajouter à l’aide financière d’urgence du canton du Valais et doit offrir aux personnes concernées une aide rapide et sans contrainte bureaucratique.
Pour un montant maximal de 20 millions de francs, la Confédération financera et organisera aussi une table ronde avec les personnes et institutions concernées, dans le but de convenir d’accords à l’amiable et «d’éviter des années de procédures», a indiqué le ministre de la Justice Beat Jans. Berne soutiendra également les cantons pour le financement de l’aide aux victimes, à hauteur de 8,5 millions de francs.
Le non à l’initiative visant à réduire la redevance radio-TV a gagné du terrain, tandis que le soutien à l’imposition individuelle s’effrite. Le contre-projet à l’initiative sur l’argent liquide séduit et le fonds climat semble promis au rejet.
Les adversaires de l’initiative qui souhaite une réduction de la redevance radio-TV de 335 à 200 francs par année et par ménage ont consolidé leur avance durant la campagne. 54% de l’électorat s’oppose désormais à l’initiative – un chiffre qui s’élève à 58% chez les Suisses à l’étranger (bien que la diaspora n’y soit pas assujettie). La partie reste donc serrée.
En revanche, le soutien à l’imposition individuelle a connu un fort recul depuis le premier sondage. Seules 52% des personnes sondées se déclarent désormais favorables au projet qui prévoit que les conjoints mariés remplissent chacun leur propre déclaration d’impôt, alors qu’ils sont actuellement imposés conjointement. Elles étaient encore 64% en début de campagne.
L’initiative sur l’argent liquide veut garantir que les pièces et les billets restent disponibles en quantité suffisante. Elle a perdu du terrain au fil de la campagne et les personnes sondées semblent lui préférer le contre-projet du Conseil fédéral, qui bénéficie de 70% de soutien.
Un cuisant échec semble en vue pour le quatrième objet: 65% des personnes interrogées se déclarent opposées à l’initiative pour un fonds climat.
Mardi, une délégation du Parlement suisse a mené des discussions aux États-Unis dans le but de conclure un accord au sujet des droits de douane. Les États-Unis ne garantiraient toutefois pas à la Suisse qu’un tel «deal» lui serait plus favorable que l’absence d’accord, révèle le Tages-Anzeiger.
Le voyage de la délégation AELE/UE était déjà prévu, mais il a pris une tournure particulière après que la Cour suprême des États-Unis a jugé illégaux les droits de douane imposés par Donald Trump. Si le Parlement européen a provisoirement suspendu la mise en œuvre de l’accord douanier avec l’UE, le Conseil fédéral continue de viser un accord contraignant.
À Washington, les membres du Parlement n’ont pas obtenu de réponse claire quant à la garantie que la Suisse sorte gagnante d’un accord douanier. Après des discussions sur des droits de douane à 10%, refusés par Donald Trump, les équipes de négociation se seraient mises d’accord sur 15%.
Les négociations sur l’accord entre la Suisse et les États-Unis se poursuivent, a déclaré mercredi Guy Parmelin. Il a également rappelé qu’à la suite de la décision de la Cour suprême étatsunienne, les 10% de droits de douane annoncés samedi par le président américain étaient actuellement en vigueur.
Depuis l’invasion russe en Ukraine, le budget de l’armée suisse est en constante augmentation. Toutefois, en 2025, celle-ci n’a pas pu dépenser tous ses fonds et laisse plus de 350 millions de francs sur la table, selon le média en ligne 20 Minuten.
La semaine dernière, le Conseil fédéral a annoncé à la Commission des finances un reste de 352 millions de francs sur le budget 2025 de l’armée. Plusieurs membres de la commission confirment ce chiffre, mais le Département fédéral de la défense (DDPS) en cite un autre. Toutes les parties s’accordent néanmoins à dire que les retards de livraison du système de défense aérienne Patriot en sont la cause principale.
Dans une entreprise normale, cet argent serait dépensé lorsque les marchandises pourraient être livrées. Mais le budget fédéral fonctionne différemment. L’argent provenant des «reliquats de crédit» doit être utilisé pour réduire la dette de la Confédération. Il est donc «perdu» pour l’armée.
Le ministre de la Défense Martin Pfister souhaite créer un fonds pour l’armée dans lequel l’argent pourrait être mis en réserve. Pour la conseillère nationale socialiste Sarah Wyss, «le plan d’économies actuel nous est imposé parce que l’armée aurait besoin de plus d’argent immédiatement. Il ne sert à rien de prévoir plus d’argent si celui-ci ne peut pas être dépensé», critique-t-elle.
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