La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast
AI

Aujourd’hui en Suisse

Chères et chers Suisses de l’étranger,

Avec la diffusion massive de l’intelligence artificielle, ce qui aurait encore récemment semblé tout droit sorti d’un roman de science-fiction fait désormais partie de notre quotidien. La société et le monde du travail en ont été profondément transformés.

Que devraient faire les pays pour réguler cet outil qui ouvre de nombreuses opportunités, mais suscite tout autant d’inquiétudes? Un dialogue international pour tenter d’y répondre est en cours ces jours-ci à Genève.

Bonne lecture!

Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, les générations actuelles pourraient être les dernières à avoir le pouvoir de réguler l’IA.
Selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, les générations actuelles pourraient être les dernières à avoir le pouvoir de réguler l’IA. Keystone/EPA/Salvatore di Nolfi

Le premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle s’est ouvert lundi à Genève. Ce sommet réunit gouvernements, entreprises technologiques, monde académique et société civile. Organisé sous l’égide des Nations unies, il vise à examiner les modalités possibles de régulation de l’IA, afin de réduire la menace que représente cet outil puissant.

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a mis en avant trois risques principaux: la rapidité vertigineuse du développement de l’IA, la concentration des capacités de cette technologie entre les mains d’un petit nombre d’entreprises et de pays, et la menace que les contenus qu’elle génère font peser sur l’intégrité de l’information et la confiance dans les faits. Antonio Guterres a également insisté sur les dangers de son utilisation militaire et sur l’impact environnemental des centres de données.

Durant ce premier Dialogue sur la gouvernance de l’IA, lundi et mardi, les délégations examineront les conclusions de la première évaluation scientifique mondiale et indépendante sur l’IA, commandée par l’Assemblée générale.

Un rapport plus complet est prévu pour l’an prochain, à l’occasion d’un second sommet, qui se tiendra cette fois à New York.

Certains Suisses de l’étranger retraités en Russie et en Biélorussie se sont retrouvés dans une situation difficile en ce début d’année 2026.
Certains Suisses de l’étranger retraités en Russie et en Biélorussie se sont retrouvés dans une situation difficile en ce début d’année 2026. Keystone / Christian Beutler

Le calvaire des bénéficiaires de rentes de l’Assurance vieillesse et survivants (AVS) résidant en Russie et en Biélorussie a pris fin. Ils n’avaient plus reçu leurs versements depuis environ six mois.

C’est le portail Infosperber qui l’a annoncé. Il était le premier média à avoir évoqué en mai ce problème touchant une soixantaine de personnes ne disposant pas d’un compte bancaire en Suisse, mais uniquement dans leur pays de résidence.

Depuis le début de l’année 2026, ces personnes ne recevaient plus les rentes de retraite suisses auxquelles elles avaient droit. En cause: les réticences des banques craignant des problèmes juridiques dans le contexte des sanctions de l’Union européenne contre la Russie et la Biélorussie.

La semaine dernière, la Centrale de compensation (CdC), responsable des versements, a finalement annoncé qu’«une solution a été trouvée permettant la reprise des paiements dès juillet 2026». Les versements sont effectués par l’intermédiaire d’une banque correspondante à l’étranger, a-t-elle précisé.

Selon les chiffres de la SSP, 70% des violences sur mineurs se produisent en famille; 40% des victimes ont moins de 6 ans.
Selon les chiffres de la SSP, 70% des violences sur mineurs se produisent en famille; 40% des victimes ont moins de 6 ans. Keystone/Steffen Schmidt

En 2025, 2380 enfants et adolescents ont été pris en charge dans une clinique pédiatrique suisse à la suite d’un cas de maltraitance présumée ou avérée. Cela représente une hausse d’environ 14% par rapport à l’année précédente et constitue le chiffre le plus élevé depuis le début de la collecte nationale des données en 2009.

Selon la Société suisse de pédiatrie (SSP), la violence physique a été la forme de maltraitance la plus fréquente, avec 756 cas, même si une légère baisse en proportion est enregistrée par rapport à 2024. Les cas de maltraitance psychologique ont en revanche augmenté de manière marquée, progressant d’un tiers pour atteindre 582 cas.

Les cliniques ont également enregistré des chiffres plus élevés que l’année précédente pour la négligence (699 cas) et les abus sexuels (325 cas).

Ces chiffres démontrent, selon la SSP, qu’une protection efficace de l’enfance, fondée sur une prévention précoce et un soutien ciblé aux familles, reste indispensable. Le sujet est également d’actualité sur le plan législatif: depuis le 1er juillet, le principe d’une éducation non violente des enfants est inscrit dans le Code civil suisse. La modification, adoptée par le Parlement l’été dernier, interdit explicitement les châtiments corporels et autres traitements humiliants à l’égard des mineurs.

«Les Taïwanais adorent la Suisse, mais nous aimerions que les Suisses adorent Taïwan de la même façon», a déclaré Chih-chung Wu au micro de la RSI.
«Les Taïwanais adorent la Suisse, mais nous aimerions que les Suisses adorent Taïwan de la même façon», a déclaré Chih-chung Wu au micro de la RSI. RSI

La Suisse devrait adopter «une véritable neutralité», c’est-à-dire maintenir la même distance vis-à-vis de la Chine et de Taïwan, a estimé le vice-ministre des affaires étrangères taïwanais, Chih-chung Wu, dans une interview accordée à la RSI.

Comme la grande majorité des pays du monde, la Suisse reconnaît la République populaire de Chine, mais pas Taïwan. Cette position d’un pays qui se définit comme neutre crée des incompréhensions, selon le ministre, qui souhaite davantage de contacts politiques. «Vous pouvez parler normalement avec la Chine, mais pas avec Taïwan», a-t-il déploré.

Au Parlement, ces préoccupations ne tombent pas entièrement dans l’oreille d’un sourd. Le conseiller national socialiste Jon Pult rappelle que la Chambre basse avait voté en faveur de l’établissement de relations, peut-être même stables, avec le Parlement taïwanais, mais que le Conseil des États s’y était opposé. «Il existe une réticence dans la politique suisse, car la crainte est d’irriter trop Pékin. Sur ce point, nous devrions être un peu plus courageux et entretenir des relations non officielles, mais concrètes et pratiques sur le plan économique, culturel et social», estime Jon Pult.

De l’autre côté de l’échiquier politique, le conseiller national Piero Marchesi, de l’Union démocratique du centre (UDC), souligne: «Il est évident que nous avons de forts intérêts économiques avec la Chine. Mais la question de l’impartialité vis-à-vis de Taïwan se pose.» Le parlementaire rappelle que l’objectif de l’initiative sur la neutralité, lancée notamment par l’UDC et sur laquelle le peuple votera en septembre, est «de faire en sorte que la Suisse soit la plus impartiale possible».

Texte traduit de l’italien par Dorian Burkhalter

Les plus lus
Cinquième Suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision