La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast
Forêt

Aujourd’hui en Suisse

Chères et chers Suisses de l’étranger,

Alors que je me rendais en train au point de départ de ma randonnée le week-end dernier, j’ai entendu plusieurs conversations sur l’état des forêts. «On se croirait déjà en automne», remarquait l’une des personnes présentes.

En Suisse, les arbres ont désormais pris des teintes brunâtres et vert terne plutôt déprimantes. Dans les pays voisins, les feux de forêt continuent de faire rage. Tout cela est le résultat de la chaleur et de la sécheresse qui touchent une grande partie de l’Europe.

Pourtant, l’an dernier, le ministre de l’Environnement Albert Rösti a réduit les financements destinés à protéger les forêts suisses contre la chaleur et la sécheresse. La situation était alors différente, affirme-t-il aujourd’hui. Nous reviendrons sur ces coupes budgétaires avant de nous intéresser à un tout autre sujet: le renforcement des investissements dans l’industrie cinématographique suisse.

Salutations ensoleillées de Berne,

Albert Rösti
Le conseiller fédéral Albert Rösti, chef du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication, photographié ici lors du Global Dialogue on AI Governance à Palexpo, à Genève, le lundi 6 juillet 2026. Keystone / Salvatore Di Nolfi

Comment le Département fédéral de l’environnement réagit-il face à l’évolution rapide du climat en Suisse? Dans une série d’entretiens publiés aujourd’hui, le ministre de l’Environnement Albert Rösti a répondu aux critiques concernant les coupes dans le financement des forêts et s’est exprimé sur les chances de la Suisse d’atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2030.

En 2020, le Parlement avait alloué 100 millions de francs sur quatre ans pour les forêts, notamment pour planter des essences d’arbres mieux adaptées à la chaleur et à la sécheresse. Le week-end dernier, la NZZ am Sonntag a révélé qu’Albert Rösti avait supprimé, à partir de 2027, les crédits prévus pour l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans le plan financier de la Confédération.

Dans un entretien accordé au journal Le Temps, le ministre de l’Environnement affirme aujourd’hui qu’il ne peut plus justifier cette décision sur le fond et que ces moyens restent nécessaires. «Il suffit aujourd’hui de se promener en forêt pour constater les conséquences du changement climatique», a-t-il déclaré. Albert Rösti a précisé que ces coupes avaient été décidées l’an dernier dans le cadre de difficiles négociations budgétaires au Parlement, tout en rappelant que la Confédération consacre encore environ 115 millions de francs par an aux forêts suisses.

Albert Rösti a également reconnu que la Suisse aura du mal à atteindre ses objectifs climatiques pour 2030. Une part importante des réductions de CO₂ nécessaires devra provenir de coûteux crédits carbone internationaux. «Je ne vois pas comment la Confédération pourrait trouver les 300 à 400 millions de francs supplémentaires nécessaires», a-t-il déclaré.

Interrogé par le Tages-Anzeiger sur une éventuelle sous-estimation du changement climatique, le conseiller fédéral a répondu qu’il ne s’attendait pas à un été aussi chaud. «Mais je n’ai jamais remis en question le changement climatique», a-t-il ajouté.

Dépôt
L’armée veut adapter sa logistique aux situations de conflits. Cela implique plus de sites souterrains. Keystone / Urs Flueeler

Face à l’évolution des menaces sécuritaires, l’armée suisse remanie son système logistique et s’oriente vers un modèle décentralisé conçu pour les conflits. Le coût du projet pourrait atteindre jusqu’à 10 milliards de francs.

Compte tenu de ce montant chiffré à plusieurs milliards, le Contrôle fédéral des finances (CDF) indique que la mise en œuvre fera l’objet d’une surveillance étroite.

Une grande partie du débat récent sur les dépenses militaires s’est concentrée sur les systèmes de défense aérienne et les infrastructures de communication. Mais même les stocks les plus fournis sont caducs s’ils ne peuvent être rapidement accessibles en cas de besoin. Le nouveau concept logistique de l’armée vise donc à garantir que le bon équipement se trouve au bon endroit au bon moment.

La décentralisation des infrastructures constitue un élément-clé de cette stratégie. «L’objectif est de stocker les systèmes les plus importants sous terre», explique Michael Nussli, chef adjoint de la Base logistique de l’armée. Problème: toutes les installations existantes ne sont pas en bon état et nombre d’entre elles devront être modernisées.

L’un des principaux défis concerne également l’infrastructure informatique de l’armée. Depuis 2025, elle repose sur le système SAP. Celui-ci atteindrait rapidement ses limites en cas de cyberattaque ou de perturbation des communications, car les centres de données sont insuffisamment protégés et incapables de fonctionner de manière autonome.

Ski
Lara Gut-Behrami célèbre sa médaille d’or en Super-G lors des Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022. Keystone / Jean-Christophe Bott

La championne suisse de ski Lara Gut-Behrami a officiellement annoncé sa retraite mercredi dans une vidéo. Les médias et le public suisses ont réagi par une pluie d’éloges pour une skieuse dont la franchise en dehors des pistes restera autant dans les mémoires que son palmarès exceptionnel.

«Avec 101 podiums en Coupe du monde, dont 48 victoires, deux globes de cristal du classement général, deux titres mondiaux et une médaille d’or olympique, elle figure parmi les skieuses les plus titrées de tous les temps», a écrit Swiss-Ski, la fédération suisse des sports d’hiver, dans un communiqué.

La sportive de 35 ans a remporté presque toutes les récompenses que son sport pouvait lui offrir et passe désormais un pas que beaucoup d’athlètes peinent à franchir: prendre sa retraite au sommet. Après près de vingt ans passés à concourir au plus haut niveau, elle a poussé son corps dans ses derniers retranchements, raison pour laquelle elle a choisi de tourner la page.

«Malgré les chutes et les blessures, je ne souffre d’aucune douleur récurrente et je veux que cela reste ainsi, a-t-elle précisé. Je ne veux plus poursuivre obstinément des objectifs et repousser les limites à n’importe quel prix, ni imposer à mon corps ce rythme et ces contraintes.»

De nombreux journaux lui ont rendu hommage. «Lara Gut-Behrami a étonné et fasciné. Elle a inspiré et apporté de la joie. Mais elle a aussi parfois irrité et agacé, laissant certains perplexes. Elle a divisé les opinions parce qu’elle n’a jamais joué un rôle, parce qu’elle disait ce qu’elle pensait, parce qu’elle visait l’excellence et agissait en conséquence», a écrit le Tages-Anzeiger.

Une interview réalisée après le slalom géant de Sölden l’an dernier, qui s’est finalement révélé être sa dernière course de Coupe du monde, refait également surface dans les médias. La skieuse y critiquait la «comédie» que jouent de nombreux jeunes skieurs lorsqu’ils se disent satisfaits après des résultats décevants. Les réseaux sociaux ont fait du besoin d’être apprécié quelque chose de plus important que l’honnêteté, estimait-elle. «Je peux accepter une erreur et une 25e place. Mais je ne vais pas rester là à faire semblant d’apprécier cela.»

Locarno
«Continuité» est le maître-mot de la 79e édition du Festival du film de Locarno, selon son directeur artistique Giona A. Nazzaro. Locarno Film Festival / Ti-Press

Le Festival du film de Locarno a débuté mercredi. Jeudi, l’Office fédéral de la culture a annoncé que près de 20 millions de francs ont été investis dans le cinéma et la télévision suisses grâce à la «Lex Netflix», soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente.

Acceptée par 58,4% des Suisse lors d’une votation en 2022, la «Lex Netflix» est entrée en vigueur en 2024. Elle oblige les plateformes internationales de streaming telles que Netflix, Disney et Amazon, ainsi que les diffuseurs de télévision étrangers vendant de la publicité en Suisse, à investir 4% de leurs recettes réalisées dans le pays dans la production cinématographique locale. Au total, 22 entreprises sont actuellement soumises à cette obligation.

Selon l’Office fédéral de la culture, ces entreprises ont réalisé 817 millions de francs de chiffre d’affaires en Suisse en 2025, ce qui les oblige à investir environ 33 millions de francs dans des productions suisses.

Les entreprises sont autorisées à reporter une partie de cet investissement jusqu’à fin 2027. Puisque près de 20 millions des 33 millions requis pour 2025 ont déjà été investis, environ 13 millions ont été reportés.

Texte traduit de l’anglais par Dorian Burkhalter

Les plus lus
Cinquième Suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision