Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Les tirs mortels survenus lors d’une rave à Aarau bouleversent la Suisse. Cette affaire me touche aussi personnellement. J’ai grandi dans le canton d’Argovie et j’ai passé de nombreuses soirées à Aarau lorsque je sortais. Cette nouvelle m’a donc particulièrement marquée.
La police ne devrait communiquer davantage de détails sur le déroulement des faits que demain, lors d’une conférence de presse. D’ici là, les médias expliquent pourquoi les enquêteurs observent le silence depuis l’arrestation d’un suspect et comment l’organisateur évalue le dispositif de sécurité mis en place.
Bonne lecture!
Après les tirs mortels survenus lors d’une rave à Aarau, un Suisse a été arrêté et fait l’objet de graves soupçons. La police ne communiquera pas davantage d’informations avant la conférence de presse prévue mercredi après-midi. Parallèlement, l’organisateur de l’événement défend son concept de sécurité.
Une Italienne de 22 ans a été tuée et cinq autres personnes ont été blessées lors de la fusillade sur le site de l’hippodrome du Schachen. La police privilégie la thèse d’un auteur agissant seul, mais poursuit ses investigations afin d’établir précisément le déroulement des faits et le mobile. Des douilles de différents calibres ont été découvertes à deux endroits.
Le Suisse de 43 ans a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi. Selon plusieurs spécialistes, le peu d’informations communiquées jusqu’ici s’explique par des impératifs à la fois juridiques et liés à la stratégie d’enquête. Le suspect doit être interrogé, les traces analysées et l’éventuelle implication d’autres personnes écartée. De graves soupçons ne constituent pas encore une preuve de culpabilité.
Olivier Grein, cofondateur d’Urban Agency Events AG, l’entreprise responsable de l’organisation de la rave, salue le travail des agents de sécurité. Selon lui, ceux-ci ont agi avec sang-froid, ouvrant des sorties de secours et portant assistance aux blessés pendant la fusillade. Il estime toutefois qu’une attaque armée menée depuis l’extérieur du périmètre ne peut pas être empêchée par les organisateurs. Pour l’avenir, il appelle à un débat politique sur la sécurité des grandes manifestations.
Dans le débat sur le renforcement des exigences de fonds propres, la commission compétente du Conseil des États a opté pour un compromis. Elle souhaite durcir les règles applicables à UBS, mais de manière moins stricte que ce que propose le Conseil fédéral.
À l’avenir, les participations étrangères des banques d’importance systémique devraient être couvertes à hauteur de 50% par des fonds propres de base durs («Common Equity Tier 1»). Pour l’autre moitié, de nouvelles obligations AT1 (Additional Tier 1) devraient suffire. Le Conseil fédéral souhaitait une couverture intégrale par des fonds propres de base durs.
La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États estime que ce compromis permettrait de renforcer la sécurité de la place financière tout en préservant sa compétitivité. Pour UBS, cette solution offrirait davantage de marge de manœuvre pour ses activités internationales. Les critiques rétorquent qu’en cas de crise, une partie des risques pourrait toujours retomber sur l’État et, finalement, sur les contribuables.
Le projet de loi doit désormais être débattu au Conseil des États avant d’être examiné par le Conseil national. Dans cette Chambre, les arguments d’UBS pourraient être accueillis avec moins de bienveillance. Les deux conseils devront ensuite s’entendre sur une version commune du texte. Les règles définitives ne devraient pas entrer en vigueur avant la fin de 2026 au plus tôt, voire plus tard.
La compagnie d’assurance Swiss Life supprimera environ 600 emplois d’ici à fin 2028, soit près d’un poste sur vingt. Dans le même temps, son bénéfice net semestriel a progressé de 8%. Les suppressions concerneront principalement les fonctions administratives et devraient se faire en grande partie par le biais des départs naturels.
Swiss Life justifie cette réduction d’effectifs par une réflexion au-delà de son programme stratégique actuel ainsi que par les gains d’efficacité attendus grâce à la numérisation et à l’intelligence artificielle. Environ la moitié des postes concernés se trouvent en Suisse, l’autre moitié à l’étranger.
Au premier semestre, le bénéfice d’exploitation a progressé de 7% à 967 millions de francs, tandis que le bénéfice net a augmenté de 8% pour atteindre 649 millions. L’entreprise lancera également en octobre un programme de rachat d’actions de 250 millions de francs.
Ces suppressions de postes malgré de bons résultats financiers soulèvent des questions sur l’avenir du secteur de l’assurance. Outre l’automatisation croissante des activités, la consolidation du marché pourrait accentuer encore la pression sur la branche.
Le violent épisode orageux de vendredi dernier a provoqué des dégâts de plusieurs millions de francs dans de vastes régions du pays. Des milliers de véhicules, d’habitations et d’autres bâtiments ont été endommagés. Les assureurs croulent sous les déclarations de sinistre, tandis que les artisans affichent complet pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
L’ampleur exacte des dégâts n’est pas encore connue. Plusieurs compagnies d’assurance font toutefois état d’un nombre exceptionnellement élevé d’annonces. Afin d’accélérer les expertises, certaines mettent en place des centres spéciaux de contrôle des dégâts dus à la grêle. Les assurances immobilières sont également fortement sollicitées.
La Suisse du Nord-Est a été particulièrement touchée par les chutes de grêle. Pare-brise et vitres latérales ont été brisés, tandis que de nombreuses carrosseries ont été fortement endommagées. Pour beaucoup d’automobilistes, cela signifie de longues attentes avant l’expertise et la réparation du véhicule. Dans les cas les plus graves, la question d’une perte totale se pose.
Les couvreurs, menuisiers et autres corps de métier du bâtiment font également face à un afflux de demandes. Selon l’Association suisse d’assurances, il ne s’agit pas d’un événement météorologique exceptionnel à l’échelle du siècle. Les montants élevés des dommages s’expliquent aussi par l’augmentation de la valeur des biens: les maisons et les véhicules étant plus coûteux qu’autrefois, les conséquences financières d’un violent orage sont aujourd’hui plus importantes.
Texte traduit de l’allemand/op
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative