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Bonjour à vous Suissesses et Suisses de l’étranger,

C’est Katy à Berne, où, comme dans le reste du pays, se loger est de plus en plus coûteux. Les locataires ont ainsi lancé une initiative populaire pour exiger davantage de logements abordables. Vous avez probablement aussi pu observer le phénomène dans votre pays d’accueil puisque le problème est global. La Suisse a toutefois ses spécificités.

Salutations et bonne lecture,

Keystone / Laurent Gillieron

Plus que jamais, le franc suisse est une valeur refuge. En matinée, la devise helvétique est passée sous la barre des 1,09 franc pour un euro, signant un nouveau record depuis mi-2017.

Le franc suisse ne cesse de se raffermir face à l’euro et au dollar, et ceci depuis le début de l’année. Les tensions autour du commerce international expliquent cette tendance. 

La récente dévaluation du yuan menace d’envenimer les fortes tensions entre les Etats-Unis et la Chine. Et dans ce contexte, les investisseurs recherchent des valeurs refuges.

Le revirement de politique monétaire de la Fed et de la BCE pourrait aussi expliquer l’envolée du franc suisse.

© Keystone / Gaetan Bally

Le désespoir des locataires face à des loyers qui explosent se fait sentir en Suisse aussi. L’Association suisse des locataires a lancé une initiative populaire pour exiger davantage de logements abordables. La votation devrait avoir lieu en 2020.

Des appartements luxueux vides, car aucun locataire n’a été trouvé. Le phénomène est très courant à Londres et à Manhattan par exemple. En Suisse aussi, cela arrive mais le problème est moins virulent car une loi protège contre la spéculation immobilière.

Risque-t-on un crash? D’après le Bubble Index de la banque UBS, le marché suisse de l’immobilier est en surchauffe. Mais «tant qu’aucun choc lié aux conditions cadres ne survient, la bulle ne devrait pas exploser», prédit le professeur zurichois Thorsten Hens.

Jean-Christophe Bott/Keystone

Greta Thunberg ne se laisse pas faire. La militante suédoise pour le climat fait la une des médias en Suisse. A Lausanne pour participer au sommet Smile For Future, elle a répondu à ses détracteurs au cours d’une interview avec la RTS.

«Personne ne me manipule», affirme l’activiste de 16 ans. «D’une certaine façon c’est triste de voir ces personnes qui, alors que je montre le feu en disant qu’il faut agir, me regardent moi et non pas le feu», déplore encore la jeune fille.

«Marionnette instrumentalisée par un père activiste.» C’est ainsi que le député de la droite conservatrice Roland Rino Büchel considère Greta Thunberg. La militante pour le climat doit faire face à des critiques virulentes en Suisse aussi.

Keystone / Andreas Arnold

Les véganes peinent à trouver des restaurants, en Suisse romande. Si de nombreux restaurants proposent des mets véganes dans la partie alémanique du pays, les deux pourcents de personnes véganes en Romandie n’ont pas l’embarras du choix.

«Les plats véganes sont souvent chers», déplore Baran Sincar, un Fribourgeois de 24 ans. Ce dernier estime que les restaurants véganes existants en profitent pour augmenter les prix car ils savent qu’ils ont affaire à un public cible. Il tente donc de lancer son propre concept.

Répondre à la philosophie végane, une mission difficile. Le restaurateur Roland Chervet note que certains véganes ne tolèrent pas que leur nourriture ait été en contact avec de la viande ou préparée avec un couteau ayant été utilisé pour couper de la viande.

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swissinfo.ch

Avez-vous émigré pour vous engager dans une cause sociale? Certains suisses quittent leur pays d’origine pour le travail, d’autres ont un projet social qu’ils souhaitent développer.

«Tout était triste.» C’est l’impression qu’a eu Franziska Simo-Gilgen lorsqu’elle a visité pour la première fois l’orphelinat de la ville roumaine de la ville de Miercurea Ciuc. Il y a plus de 20 ans, la Bernoise est arrivée là pour travailler comme volontaire.

Elle s’occupe d’enfants séropositifs. Franziska Simo-Gilgen n’a plus jamais quitté la Bulgarie. Elle y a fondé une famille avec son mari Jozsef. En plus de ses trois enfants, elle continue à accueillir des enfants séropositifs.

Le sens de son quotidien. «Je ne me sacrifie pas et ne me sens pas obligée de faire ce travail», souligne la Suissesse de 47 ans. En Suisse, dit-elle, sa vie serait trop ennuyeuse.

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