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Sommet sur l'IA à Genève

Chères lectrices, chers lecteurs,

Pour une fois, tous les partis politiques sont sur la même longueur d’onde lorsqu’il est question d’intelligence artificielle: le Sommet mondial de l’IA 2027 à Genève devrait voir plus grand et se tenir au plus haut niveau politique.

Quant à l’Olma, elle ouvre déjà ses portes ce vendredi à Saint-Gall. Dans ce briefing, vous découvrirez quel conseiller fédéral a inauguré la tradition de poser avec un porcelet dans les bras.

Bonne lecture!

Guy Parmelin avec Nerendra Godi
Le président de la Confédération Guy Parmelin (à gauche) et le Premier ministre indien Narendra Modi. Rajat Gupta / Keystone

La semaine dernière, Guy Parmelin a annoncé qu’il quitterait le Conseil fédéral à la fin de l’année. Peu après, il s’est envolé pour une visite en Inde, qui constituera vraisemblablement son dernier déplacement en tant que ministre de l’Économie. Il y aura effectué cinq visites au total. Or, comme le souligne aujourd’hui la NZZ, l’un des points forts de son bilan reste l’accord de libre‑échange conclu avec ce pays.

Cet accord a été négocié par Guy Parmelin avec la secrétaire d’État Helene Budliger Artieda. Celle-ci a également annoncé son départ. La NZZ de demande donc si l’accord survivra-t-il à ses deux principaux artisans?

«Nul n’est irremplaçable», répond Guy Parmelin. L’Inde demeurera en tout cas un partenaire essentiel pour la Suisse. Les États de l’AELE, soit la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, prévoient d’investir 100 milliards de dollars en quinze ans et de contribuer à la création d’un million d’emplois en Inde.

Au terme de son mandat, Guy Parmelin tire un bilan positif de sa politique commerciale. Selon lui, la stratégie du Conseil fédéral consistait à stabiliser les relations avec les principaux partenaires économiques, à savoir l’Union européenne, les États-Unis et la Chine, tout en diversifiant les débouchés grâce à de nouveaux accords commerciaux. Malgré un contexte difficile, il estime l’économie suisse bien armée pour l’avenir, à condition qu’elle continue de s’ouvrir à de nouveaux accords de libre-échange.

Personnalités politiques
Les élus de tous bords demandent un sommet sur l’IA plus ambitieux Keystone / Anthony Anex

Restons avec Guy Parmelin et l’Inde. En février, à l’occasion du Sommet mondial de l’IA de New Delhi, le ministre de l’Économie avait annoncé que la prochaine édition se tiendrait en Suisse, en juin 2027. Désormais, des élus de tous bords réclament un sommet mondial de l’IA plus ambitieux à Genève en 2027.

Cette perspective suscite une rare unanimité sous la Coupole fédérale. Des parlementaires de tous les partis estiment que le Conseil fédéral voit trop petit. À ce stade, 5,4 millions de francs sont prévus pour l’événement et celui-ci doit réunir des ministres. Mais, selon ces élus, Genève devrait accueillir des chefs d’État et de gouvernement ainsi que les dirigeants des principales entreprises technologiques. Le niveau d’ambition devrait être nettement revu à la hausse.

Alors que le débat porte sur l’ampleur du sommet, les communes et les cantons ressentent déjà les effets du boom de l’intelligence artificielle. Le matériel informatique s’est fortement renchéri, les centres de données absorbant d’immenses quantités de puces électroniques et de disques de stockage. Selon un reportage de la RTS, le prix de certains ordinateurs a soudainement plus que doublé. En Valais, la moitié des remplacements de postes de travail prévus cette année ont dû être reportés.

Sur le front de la cybersécurité, les nouvelles ne sont guère meilleures. Une analyse conclut que plusieurs milliers d’ordinateurs en Suisse sont insuffisamment protégés contre les cyberattaques. Une autre étude montre par ailleurs que de nombreuses PME sous-estiment encore les risques auxquels elles sont exposées.

Monte San Salvarore
Le Tessin veut devenir une destination quatre saisons. Keystone / Gaetan Bally

Les saisons telles qu’on les connaissait autrefois deviennent de plus en plus floues en Suisse. L’automne que nous vivons actuellement est chaud et sec. Si cette situation inquiète pour la végétation, elle représente aussi une opportunité pour le tourisme, qui cherche à étaler la fréquentation sur l’ensemble de l’année.

Le Tessin s’efforce depuis longtemps déjà d’allonger ses saisons touristiques et, en particulier, d’augmenter le nombre de nuitées durant les mois traditionnellement les plus calmes, de novembre à février. Selon la RSI, cette stratégie porte ses fruits: entre 2015 et 2025, les nuitées enregistrées en décembre ont progressé de 35%.

Pour transformer ces succès ponctuels en véritable tourisme annuel, l’ensemble de la branche devra toutefois jouer le jeu, estiment les représentants du secteur. Hôtels, remontées mécaniques et organisations touristiques sont appelés à prolonger leurs périodes d’ouverture et à développer des offres attractives hors saison.

Course de porcelets
La célèbre course de cochons de l’Olma. Keystone / Walter Bieri

Pour réussir dans le sport, il faut s’entraîner. Les porcelets qui participent aux célèbres courses de cochons de l’Olma n’échappent pas à la règle. La foire suisse de l’agriculture et de l’alimentation ouvre vendredi, et les animaux se préparent depuis déjà deux mois à leur grande entrée en scène.

Dans l’exploitation de la famille Dörig, à Gossau, les porcelets apprennent notamment à patienter dans une stalle de départ et à courir avec leur petite couverture aux couleurs des sponsors. Ils sont également habitués à l’ambiance de fête foraine, avec musique et cris d’enfants. Lorsque l’Olma débute, ces cochons âgés de quatre mois pèsent environ 50 kilos, soit leur poids de compétition idéal. Une fois la foire terminée, ils retournent à la ferme jusqu’à atteindre leur poids d’abattage, fixé à environ 110 kilos.

Et puisqu’il est question de l’Olma, impossible de ne pas évoquer cette image devenue un classique: un conseiller fédéral ou une conseillère fédérale tenant un porcelet dans ses bras. Chaque année, un membre du gouvernement se rend à Saint-Gall, même si cette visite ne figure plus officiellement au programme protocolaire.

Selon la NZZ, le premier conseiller fédéral à avoir pris un porcelet dans ses bras avec un naturel désarmant fut Samuel Schmid, en 2001. Presque tous ses successeurs lui ont emboîté le pas. Une exception notable toutefois: Joseph Deiss, qui avait préféré poser avec une chèvre.

Texte traduit de l’allemand/op

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