La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Exercice de sauvetage

Chères lectrices, chers lecteurs,

Le risque d’un séisme dévastateur en Suisse est faible, mais il pas inexistant. Et la Confédération ne serait pas en mesure de faire face seule à un tel scénario.

C’est pourquoi un exercice conjoint dans le cadre du mécanisme européen de protection civile se déroule ces jours en Suisse romande. Être prêt est indispensable, même si l’on espère ne jamais avoir à mettre ces préparatifs à l’épreuve.

Bonne lecture!

Exercice de sauvetage
Des pompiers italiens évacuent une figurante lors de la simulation de l’effondrement d’un bâtiment à Epeisses, dans le canton de Genève. Keystone / Salvatore Di Nolfi

Un séisme dévastateur frappe les cantons de Vaud, Genève et Fribourg. Le mécanisme européen de protection civile (UCPM) est activé. Heureusement, il ne s’agit que d’un exercice organisé cette semaine, une étape vers une meilleure préparation de la Suisse face aux tremblements de terre, un domaine dans lequel le pays présente encore des lacunes.

Environ 500 personnes, dont la moitié viennent de pays de l’UE et d’Arménie, participent cette semaine au grand exercice EU MODEX Switzerland 2026, organisé sur l’aérodrome de Payerne (Vaud), à Epeisses (Genève) et dans la ville de Genève. L’objectif est de tester le mécanisme européen de protection civile.

Dans un scénario comme celui imaginé pour l’exercice, les services suisses de protection civile et de secours ne pourraient pas faire face seuls à la catastrophe. L’objectif principal de l’exercice est d’améliorer la coordination entre les équipes venant de différents pays.

La Suisse n’est pas un pays à forte sismicité, «mais le risque existe bel et bien», avertit le spécialiste de la gestion des risques et des crises Denis Froidevaux. S’il souligne l’importance de cet exercice, il estime également qu’il reste encore beaucoup à faire en Suisse. À l’heure actuelle, «personne ne sait exactement comment financer les dégâts ni qui serait responsable des opérations de sauvetage en profondeur». Pour faire face à un tel événement, il faut selon lui combiner compétences manuelles, techniques et d’ingénierie.

Piero Marchesi avec un bouquet de fleurs à la main lors de son assermentation
Avec la prestation de serment de Marchesi, le gouvernement tessinois est à nouveau au complet. Keystone

Piero Marchesi, de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice), a prêté serment en tant que conseiller d’État tessinois, succédant au représentant de la Lega Claudio Zali. Celui-ci a démissionné à la suite d’une série de scandales, dont la publication d’enregistrements dans lesquels il incitait une femme, retrouvée morte en août dans le lac de Lugano, à exercer des violences physiques contre une autre personne.

Piero Marchesi, qui a quitté ses fonctions de conseiller national et de maire de Tresa, est le premier représentant de l’UDC à siéger au gouvernement du canton italophone depuis près d’un siècle. Raimondo Rossi, membre de l’ancien Parti agrarien, avait quitté le Conseil d’État en 1927.

L’UDC n’a jamais véritablement percé au Tessin. L’électorat de la droite conservatrice lui a toujours préféré la Lega, un mouvement davantage ancré dans le canton. Le vent semble toutefois être en train de tourner. Les deux partis étaient alliés lors des dernières élections.

Avec l’arrivée d’un représentant de l’UDC au sein de l’exécutif cantonal, le Conseil d’État compte désormais cinq partis différents (UDC, Lega, Parti socialiste, Centre et Parti libéral-radical), une configuration inédite dans l’histoire récente, souligne le Corriere del Ticino. Reste à voir si Marchesi saura convaincre et si la présence de son parti au gouvernement sera confirmée lors des prochaines élections, prévues le 11 avril 2027.

Porcs dans leur stalle
Les autorités invitent les éleveurs de porcs à rester vigilants. Keystone / Urs Flüeler

Une maladie pulmonaire a touché de nombreux élevages porcins en Suisse. Afin de briser les chaînes de transmission, les autorités ont ordonné la mise à vide complète de vingt élevages de reproduction dans six cantons. À ce jour, plus de 10’500 animaux ont dû être abattus ou envoyés à l’abattoir.

Il s’agit d’une épizootie de pneumonie enzootique apparue le 9 septembre au sein d’une importante filière intercantonale.

C’est ce qu’a indiqué le Service vétérinaire du canton de Lucerne, l’un des plus touchés. Dans ce canton, les autorités ont fait vider dix élevages de reproduction et un élevage d’engraissement, ce qui représente au total 5200 animaux abattus. Les autres cantons concernés sont Soleure, Schwytz, la Thurgovie, Berne et Vaud.

La maladie ne présente aucun danger pour l’être humain et rien n’indique à ce stade que des exploitations extérieures à la filière concernée aient été contaminées. Les éleveurs qui perdent leurs porcs sur ordre des autorités recevront une indemnisation financière.

Guy Parmelin entrain de boire un verre
Le revirement du ministre de l’Économie ne passe pas auprès des viticulteurs. Keystone / Alessandro Della Valle

Depuis l’annonce de la démission de Guy Parmelin, la presse alémanique a généralement salué le bilan du ministre de l’Économie au cours de ces dernières années. En Suisse romande, dont est originaire le conseiller fédéral, des voix très critiques s’élèvent toutefois de son propre milieu professionnel, celui de la viticulture.

Cinq heures après l’annonce de sa démission, l’Association suisse des vignerons-encaveurs indépendants (ASVEI) a diffusé un communiqué de presse intitulé «Guy Parmelin a trompé les vignerons».

Cette affaire s’inscrit dans le contexte de la crise structurelle que traverse la viticulture suisse, en particulier romande, en raison de la baisse de la consommation de vin. Comme le relève le Tages-Anzeiger, les caves sont pleines et, dans certains cas, il n’y a même plus de place pour accueillir la nouvelle récolte.

Guy Parmelin avait mis en consultation un projet visant à lier les importations de vin à la production indigène, ce qui aurait de facto rendu plus difficile l’importation de vins étrangers, qui représentent 63% de la consommation nationale. La veille de l’annonce de son départ du gouvernement, Guy Parmelin a toutefois informé les viticulteurs que ce projet ne serait pas poursuivi, estimant qu’aucune majorité parlementaire ne soutiendrait cette mesure protectionniste.

D’autres mesures restent sur la table, comme la poursuite du soutien financier à l’arrachage volontaire de vignes. Mais les viticulteurs entendent poursuivre leur combat pour limiter la concurrence étrangère. Le lendemain du revirement de Guy Parmelin, le conseiller aux États vaudois Pascal Broulis (PLR, droite) a d’ailleurs déposé à nouveau cette revendication au Parlement sous la forme d’une motion.

Texte traduit de l’italien/op

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision