A Marseille, Rosset, l’ancien, mate Federer, le benjamin
Dans la première finale 100 pour cent helvétique du circuit professionnel, Marc Rosset (photo) a remporté, dimanche, l’Open de Marseille, contre Roger Federer, en trois manches qui ont tenu leur promesse, tant au niveau du suspense que de la qualité.
Dans la première finale 100 pour cent helvétique du circuit professionnel, Marc Rosset (photo) a remporté, dimanche, l’Open de Marseille, prenant le dessus sur Roger Federer, en trois manches 2-6, 6-3, 7-6 (7-5) qui ont tenu leur promesse, tant au niveau du suspense que de la qualité.
«Vous aurez encore maintes fois l’occasion d’apprécier Roger, mais le vieux est toujours là!» En brandissant ce trophée pour la troisième fois de sa carrière (après 1993 et 1994), Marc Rosset, 29 ans, retombé au 77ème rang du classement technique de l’ATP, appréciait à sa juste valeur le goût d’un succès qui le boudait depuis un an, lorsqu’il avait remporté son 12ème tournoi à St-Pétersbourg.
Au Palais des Sports, il a enlevé «l’Open 13 de Marseille», son 13ème succès sur l’ATP Tour. Sa manière à lui de prouver que, malgré ses blessures, ses nombreuses défaites, son éviction en Coupe Davis et la perte de son statut de numéro un helvétique, il n’a pas abdiqué. Une semaine après que Federer, Bastl et Manta eurent brillé, sans lui, contre l’Australie. «L’avenir du tennis suisse, c’est Roger, c’est certain, mais moi, je suis encore là», a-t-il souligné à plusieurs reprises.
Comme tout au long de la semaine, Marc Rosset s’est appuyé sur un excellent service qui lui a permis, une fois entré dans le match, de mener la vie très dure à son collègue bâlois et rival d’un jour. Après un premier set à l’avantage de Federer et un second dominé par Rosset, la finale s’est emballée durant une troisième manche disputée à couteaux tirés.
Ravissant le service du champion du monde juniors 1998 pour mener 5-4, le Genevois a galvaudé trois balles de match, à chaque fois victime de passing-shots éblouissants de Federer, lequel revenait dans la partie et obtenait le droit de disputer un tie-break.
Il était écrit que la 4ème balle de match, dans le jeu décisif, serait la bonne, sur une erreur en coup droit du grand espoir suisse. Celui-ci devra patienter avant de fêter son premier titre sur le circuit ATP. «C’est l’objectif que je m’étais fixé», relevait Roger Federer, bien conscient que son heure va bientôt sonner. Sa première finale sur l’ATP Tour se solde par une courte défaite, mais les autres rendez-vous ne devraient pas manquer, ces prochaines semaines. Car le Bâlois de 18 ans apprend vite, très vite.
Olivier Breisacher
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