Assécher les circuits financiers des réseaux terroristes
A Berlin, l'après 11 septembre a été au centre des entretiens entre les ministres suisse et allemand Joseph Deiss et Joschka Fischer.
L’«assèchement» des circuits financiers des réseaux terroristes a été l’un des thèmes abordés par les deux ministres. Joseph Deiss a une nouvelle fois déclaré que la Suisse, «place financière importante», mettait tout en oeuvre dans ce domaine.
«Nous avons évoqué les moyens de renforcer ce combat», a-t-il ajouté sans autres précisions. Le Ministère public de la Confédération a annoncé mercredi le blocage de 24 comptes bancaires sur la base d’une liste de suspects fournie par les Etats-Unis.
L’aide humanitaire
Alors que les opérations militaires américano-britanniques contre l’Afghanistan se poursuivent, Joseph Deiss et Joschka Fischer ont parlé de l’aide humanitaire à la population afghane. La Suisse, d’où est parti un premier vol de matériel cette semaine, et l’Allemagne veulent renforcer leurs efforts dans ce domaine.
Le ministre allemand a mentionné le «pool» des pays donateurs pour l’Afghanistan comme moyen d’intervention alors que l’hiver approche. Berlin assure la présidence de ce groupe cette année, après Berne l’an dernier.
Le rôle de l’ONU
Les discussions ont également porté sur «l’après Taliban». Joschka Fischer, qui a multiplié les voyages depuis le début de la crise en se rendant notamment en Arabie saoudite et en Iran, a évoqué le rôle que peut jouer l’ONU, à quelques jours de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
A ce sujet, le chef de la diplomatie allemande a souhaité que la Suisse adhère à l’organisation. «Le peuple suisse aura toutefois le dernier mot», a-t-il ajouté. Devant les nombreux journalistes allemands, Joseph Deiss a souligné que le Conseil fédéral défendait l’adhésion.
Les bilatérales, en marge
Au niveau bilatéral, «la plus petite partie des discussions», selon Joschka Fischer, en raison des «très bonnes relations» entre les deux pays, les deux responsables ont évoqué la ratification des accords bilatéraux par les Quinze.
Le processus est achevé en Allemagne, s’est réjoui Joseph Deiss, indiquant que seules la France, la Belgique et l’Irlande manquaient encore à l’appel. «Nous espérons une entrée en vigueur de ces accords au début 2002», a indiqué le conseiller fédéral.
Le drame du Gothard
Le volet des transports a également figuré à l’agenda des entretiens. Outre l’accord aérien entre les deux pays, signé en octobre, les deux hommes ont parlé des suites de la catastrophe du Gothard.
La Suisse essaie de trouver des solutions pour assurer le trafic transalpin en raison de la fermeture du tunnel, a précisé Joseph Deiss. Ceci en partenariat avec nos voisins, a-t-il ajouté, souhaitant, sur le long terme, une réflexion au niveau européen en ce qui concerne le transfert des marchandises de la route au rail.
swissinfo avec les agences
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