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Bernard Bertossa pense à son avenir

Bernard Bertossa est procurueur général du canton de Genève depuis 1990. Keystone Archive

Bernard Bertossa aimerait continuer à lutter contre le crime organisé au terme de son mandat de procureur général du canton de Genève, dans six mois. «Mais dans des fonctions moins exposées», au niveau fédéral ou international, déclare-t-il dimanche dans une interview au «Matin».

Onze ans et demi après avoir été élu par le peuple, le procureur cantonal le plus connu de Suisse ne «conçoit pas de redevenir avocat ou de travailler pour une entreprise privée». A 59 ans, il se verrait bien suivre les traces d’un autre procureur cantonal médiatique, Carla Del Ponte, qui, après le Ministère public tessinois, a repris celui de la Confédération avant d’occuper celui du Tribunal pénal international.

Encore aucune proposition

«Il y a des fonctions nouvelles qui vont apparaître au niveau fédéral, il y a aussi des organismes internationaux. Ça me plairait assez de travailler à une échelle plus large que celle de mon canton ou de mon pays», dit M. Bertossa dans «Le Matin dimanche».

«Je ne peux pas être plus précis car cela ne dépend pas de moi. Je ne peux pas m’instituer juge fédéral ou conseiller d’un Département». On ne lui a d’ailleurs encore rien proposé et «ce n’est pas mon genre de solliciter quelque chose», ajoute-t-il.

Bilan: à l’aise

Evoquant son bilan à Genève, le procureur «se sent à l’aise devant sa conscience. J’ai en tout cas fait tout ce que je pouvais pour lutter contre la délinquance importante et pas seulement contre la petite criminalité. J’ai rétabli un certain équilibre entre une justice qui ne s’occuperait que des petits et une autre qui ne traiterait que les gros».

Se défendant que des grosses enquêtes n’ont débouché sur aucune condamnation (Mikhaïlov, Borodine), Bernard Bertossa précise que cela a cependant permis de corriger l’image de la Suisse comme coffre-fort du crime. «M. Mikhaïlov a certes été acquitté mais, derrière lui, il y avait d’autres nouveaux riches russes qui arrivaient à la queue leu leu. Aujourd’hui, il n’y en a plus».

swissinfo avec les agences

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