Bilan mitigé pour Canal Plus en Suisse
En prenant la tête du Servette, le club de football de Genève, en 1997, Canal Plus espérait augmenter très sensiblement le nombre de ses abonnés en Suisse. C’est l’échec, la chaîne française ne compte que 12 000 clients.
En prenant la tête du Servette, le club de football de Genève, en 1997, Canal Plus espérait augmenter très sensiblement le nombre de ses abonnés en Suisse. C’est l’échec, la chaîne française ne compte que 12 000 clients.
Christian Hervé (photo d’archive), 45 ans, le président du Servette, est aussi directeur de la direction financière de Canal Plus. Il sait donc compter. D’un côté, un investissement de 18 millions de francs en trois ans dans le club grenat. De l’autre, un maigre portefeuille d’abonnés, qui n’a grimpé que de 6500 à 12 000.
«C’est vrai, ce chiffre est faible. Pour une population francophone d’un million et demi d’habitants, Canal Plus peut espérer nettement mieux. Malgré tout nous bénéficions d’une excellente image», souligne Christian Hervé. De la même façon, la chaîne cryptée espérait mieux que les 5500 spectateurs du stade des Charmilles.
En France, en effet, Canal Plus peut s’appuyer sur un matelas de 4,5 millions d’abonnés. Et cet immense succès repose sur son engagement dans le ballon rond. Un seul chiffre: 58 pour cent des clients qui s’abonnent à la chaîne cryptée le font pour le sport, et surtout pour le football.
En 1991, Canal Plus a repris le Paris Saint-Germain. En arrivant en Belgique en 1989, en Afrique en 1990, ou en Espagne en 1991, la chaîne tricolore s’est toujours appuyée sur un partenaire local important. En Suisse, en revanche, la recette n’a pas pris.
«Les nouveaux règlements nous empêchent de détenir majoritairement deux clubs de football susceptibles de jouer dans une même compétition européenne. Canal Plus va donc devenir minoritaire au Servette. Mais nous n’allons pas quitter le club», jure Christian Hervé. En 1997, le président du Servette avait promis de s’établir à Genève. Aujourd’hui, le directeur de la direction financière de Canal Plus ne parle plus de quitter Paris.
Ian Hamel
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