Bogota tente de calmer le jeu
Le président colombien Alvaro Uribe a téléphoné à Pascal Couchepin. Il lui a dit que Bogota souhaitait garder des «relations amicales et approfondies» avec la Suisse et lui a expliqué que l'enquête de la justice colombienne contre Jean-Pierre Gontard ne dépendait pas du gouvernement.
Le président colombien a «reconfirmé» au président de la Confédération l’intérêt de Bogota de garder des relations bilatérales amicales et approfondies entre les deux pays, indique l’ambassadrice de Colombie à Berne Claudia Jiménez.
Il lui a dit que la décision que vient de prendre le parquet colombien à l’encontre de Jean-Pierre Gontard, l’émissaire suisse dans le dossier des otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) était une décision indépendante du gouvernement.
Le président de la Confédération a répondu à Alvaro Uribe qu’il «comprenait très bien et que la Colombie avait le soutien de la Suisse», a ajouté Claudia Jiménez.
Réagissant mardi à l’annonce de l’ouverture d’une enquête contre Jean-Pierre Gontard par le procureur général colombien Mario Iguaran, le Département des affaires étrangères (DFAE) helvétique avait souhaité que Bogota cesse ses «attaques répétées» contre le médiateur suisse.
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