Coupe Davis: avantage pyschologique pour la Suisse
La Suisse et la Russie sont dos-à-dos au 1er soir de la Coupe Davis. Mais l'avantage psychologique est du côté de l'équipe helvétique.
La veille, Peter Carter, le nouveau capitaine de l’équipe suisse, aurait assurément signé les yeux fermés pour un score provisoire de 1-1 au terme de la première journée disputée sur la terre battue du Stade Olympique de Moscou. Mais il ne pouvait masquer une certaine contrariété peu après. «Nous avons galvaudé une belle opportunité de creuser d’emblée le trou», constatait l’Australien.
Les nerfs lâchent
Dans un premier temps, et contre toute attente, Roger Federer a littéralement asphyxié un bien pâle Marat Safin en 95 minutes sur le score de 7-5 6-1 6-2. Ensuite, Evegeny Kafelnikov a retourné une situation bien compromise face à Michel Kratochvil pour finalement s’imposer en cinq sets 6-3 4-6 1-6 7-6 6-2. Kratochvil a pourtant flirté avec l’exploit, menant deux manches à une, se ménageant deux breaks dans le 4e set et servant pour le match à 6-5.
Les nerfs allaient lâcher le Bernois. Même s’il relevait «n’avoir pas tremblé au moment de devoir conclure et avoir effectué tout ce qui était possible.» A noter que pareille mésaventure survient pour la seconde fois entre les deux joueurs.
A Flushing Meadows l’an dernier, «Micha» Kratochvil avait déjà mené 2 set à 1 face à Evgeny Kafelnikov, avant de s’écrouler. Michel Kratochvil tentait de rester positif. «Malgré la défaite, j’ai vu que j’étais capable de m’imposer le cas échéant dimanche lors d’un cinquième match décisif», se réconfortait-il.
Federer serein
Roger Federer pourra quant à lui aborder sereinement samedi le double aux côtés de Marc Rosset. Il n’a pas gaspillé trop d’énergie face à Safin à court de compétition et bien loin de sa forme des Internationaux d’Australie.
Côté russe, Safin a tout intérêt à retrouver une partie de sa superbe s’il ne veut pas torpiller les chances des favoris. Son association avec Evgeny Kafelnikov n’est pas toujours efficace. Capable du meilleur comme du pire aussi. Il est vrai que les deux tsars ne sont pas les meilleurs amis du monde. A la Suisse d’en profiter…
Jonathan Hirsch
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