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Davos dans l’expectative

Davos s'incline 5-6 après prolongations. Keystone

Les Grisons devaient absolument s'imposer contre le Canada pour être sûrs de défendre leur titre. Défaits en overtime, ils doivent attendre le résultat de Turku.

Malgré un retour phénoménal dans une partie qui semblaient leur échapper, les Davosiens n’ont pas réussi à arracher la victoire tant désirée. Battus dans le temps additionnel, leur destin dépend désormais de la prestation des Finlandais de Turku contre Prague.

Presque trente minutes de jeu, la mi-match. Arno Del Curto, l’entraîneur davosien fulmine derrière sa bande. Menés 3-1, ses protégés jouent le «remake» du match perdu la veille contre Turku. Trop lents, trop sur la retenue, trop défensifs.

Changement de physionomie

L’entraîneur demande un temps mort. Durant trente petites secondes, il rappelle à ses joueurs que l’offensive, le plaisir et le cœur doivent prendre le dessus.

Le message est compris. La rencontre change totalement de physionomie. Un autre visage. De mièvre, sans saveur, le match s’emballe.

Häller (30’29), Bohonos (34’46), Fischer (53’34) et Nilsson (55’17) puisent dans leurs dernières ressources et répondent au coup par coup aux réussites de la sélection nord-américaine. Le stade de glace de Davos s’embrase.

Les derniers instants du match sont complètement fous. Mais les deux équipes n’arrivent pas à se départager dans le temps réglementaire. Le score de 5-5 n’évolue plus. La sirène retentit.

Un peu plus de vingt secondes

Comme le prévoit le règlement de la compétition dans ces cas-là, les deux équipes obtiennent un point et s’élancent dans un «overtime» de cinq minutes pour savoir qui marquera une unité supplémentaire.

Le suspense ne durera pas longtemps. Après 25 secondes seulement, Jan Alston lève les bras. Son envoi rebondit au fonds des buts davosiens et propulse définitivement le Canada en finale.

«C’était un match un peu fou. A deux visages. Inconsciemment nous pensions déjà être en finale et nous nous sommes relâchés. L’essentiel est que nous serons présents lundi. Et peu importe l’adversaire», relevait le Québecois, avide de remporter le trophée pour la première fois de sa carrière.

Les «Crazy Canucks» ne connaissent en effet pas encore le nom de leur futur adversaire. Avec cinq points au compteur, Davos reste dans l’expectative. Une victoire de Turku, samedi soir face à Prague, priverait en effet les tenants du titre de finale.

Mathias Froidevaux, Davos

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