Davos sur sa lancée
Opposés, comme l'an dernier, au Sparta Prague en ouverture de la Coupe Spengler, les Grisons ont une nouvelle fois pris la mesure des Tchèques en s'imposant 3-2.
Les années se suivent et se ressemblent désormais pour Davos. Déjà vainqueurs de Prague aux penalties lors de l’édition 2000, les Grisons ont récidivé cette année. Comme pour s’affirmer encore un peu plus en tant que favoris à leur propre succession lors de cette 75e édition.
L’histoire se répète
Jusque dans les moindres détails, le scénario du début de rencontre s’est voulu identique à celui joué le 26 décembre 2000. Fort logiquement, le Tchèque Zemlicka a donc inscrit le premier but du Tournoi de Noël dans le premier tiers. Et comme l’an dernier, les Davosiens ont attendu le second tiers pour sortir de leur torpeur. La copie était parfaite.
En supériorité numérique, Michel Riesen – poussé par l’envie de convaincre le sélectionneur national Ralph Krueger de lui attribuer son ticket pour les JO de Salt Lake City – a tout d’abord montré la voie à suivre à ses coéquipiers en arrachant l’égalisation.
Avant que Josef Mahra ne se transforme en véritable bourreau pour ses compatriotes en marquant les deux dernières réussites davosiennes.
Un Tchèque bourreau des … Tchèques
«Je suis vraiment heureux de la tournure des événements confiait, tout étonné, le héros du match dont le jeu n’est pas principalement porté vers l’offensive. J’étais très nerveux en début de rencontre. Mais ma passe sur le but de Riesen m’a totalement libéré.»
Arrivé aux Grisons à l’entre-saison, cet ancien joueur de Dukla Jihlava avait traversé l’Atlantique en 1995 à la conquête de la National Hockey League (NHL).
Ballotté entre les matches de NHL et ceux d’American Hockey League (AHL) – il a notamment été le coéquipier de David Aebischer à Hershey, dans le club ferme des Avalanches de Colorado – Josef Marha a remplacé Pat Falloon dans le contingent de l’entraîneur Arno Del Curto.
«C’est un joueur qui joue énormément pour l’équipe, confirmait le manager davosien Jörg Eberle. Mais aujourd’hui, il a vraiment montré de quoi il était capable. Sa performance, comme celle de Michel Riesen, ont été primordiales dans cette victoire sur cet excellent club européen.»
Sparta, une tentacule du groupe Anschutz
Comme Genève-Servette, les Barons de Münich, les Eisbären de Berlin et les London Knight, la formation tchèque fait également partie de la grande «famille» Anschutz.
Le magna du pétrole, Phillip F. Anschutz, actif également dans les domaines de la télécommunication, du rail et du «sport business», avait trouvé là, le moyen de marquer de son empreinte le marché d’Europe de l’Est.
Club de tradition, le Sparta Prague peut, en grande partie grâce à la manne providentielle qui accompagne chaque nouvelle prise de pouvoir de l’entrepreneur américain, rester une équipe européenne de pointe. Et elle le prouvera encore dans cette compétition.
Les Canadiens en forme
Un deuxième match a été disputé mercredi dans le cadre de la Coupe Spengler. Il a vu s’affronter le Team Canada et Mannheim.
Les Canadiens ont largement dominé. Devant 7680 spectateurs, ils ont battu les Allemands par un sec 5 à 0.
Mathias Froidevaux, Davos
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