Des gardes-fortifications filtrent l’accès au Palais fédéral
Conséquence de la sanglante fusillade au Grand Conseil de Zoug jeudi dernier, de nouvelles mesures de sécurité sont en vigueur depuis lundi au Palais fédéral à Berne. Des mesures qui visent essentiellement à rassurer.
Depuis lundi, deux agents armés de la police municipale bernoise et un vigile sont venus prêter main forte à la surveillance du Palais fédéral. Ils sont postés devant l’entrée du bâtiment et dans le hall d’entrée.
En outre, cinq gardes-fortifications contrôlent les porte-documents et autres bagages des employés de la Confédération, des journalistes et des livreurs. Des barrières ont également été installées pour canaliser les entrées.
Les employés, les journalistes et les livreurs qui pénètrent dans le Palais fédéral doivent décliner leur identité. Ils passent ensuite sous un détecteur de métal. Leurs bagages sont contrôlés au rayon X. A l’intérieur du Palais, le port d’un badge est obligatoire. Les accès aux ailes est et ouest du bâtiment sont également contrôlés.
Parlementaires exemptés
Les parlementaires et les membres du Conseil fédéral, qui doivent également porter un badge, bénéficient d’une entrée séparée, précise le Service de sécurité du Parlement. Ils peuvent être soumis à des contrôles d’identité mais ne doivent pas passer sous le portique de détection.
Le public n’a pas le droit de prendre des photographies ou de tourner des films vidéos depuis les tribunes. Aucune nouvelle inscription de groupe pour une visite du bâtiment ne sera admise pendant la session en cours.
Journée presque ordinaire
Cette première journée de lundi s’est bien passée, selon Marc Stucki, du service de presse du Parlement: «Il a fallu un peu plus de temps que d’habitude pour entrer dans le bâtiment et il y a eu à peu près le même nombre de visiteurs que d’habitude».
Du côté des députés, ils se sont pliés de bonne grâce aux contrôles de sécurité. Mais sans inquiétude, au point que certains d’entre eux ont oublié leur badge.
Cette dernière semaine de la session parlementaire d’automne servira de test au service de sécurité du Parlement, qui en tirera le bilan. «Pour le moment, on attend de voir comment réagissent les députés, les visiteurs. De même, le Bureau des deux chambres doit également prendre position», indique Marc Stucki.
En attendant, la tension est retombée à Berne et ces mesures se veulent avant tout rassurantes. La tradition de proximité des autorités ne devrait donc pas être remise en cause et la population bernoise reverra sans doute la conseillère fédérale Ruth Dreifuss faire son marché le samedi sur la place fédérale.
swissinfo avec les agences
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