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Félicitations du Congrès juif mondial

Norman Finkelstein, auteur de «L’Industrie de l’Holocauste», assure qu'aucun autre pays ne peut se prévaloir d'avoir mieux agi que la Suisse. Keystone Archive

Aux Etats-Unis, la publication du rapport Bergier satisfait le Congrès juif mondial. Mais Norman Finkelstein dénonce cet «exercice d'auto-flagellation».

«La Suisse peut être fière du rapport final de la commission Bergier. Le pays dans son entier a pu ainsi examiner son passé avec honnêteté», déclare à swissinfo Elan Steinberg, le directeur du Congrès juif mondial (CJM).

Basé à New York, le CJM a joué un rôle crucial dans la médiatisation de l’affaire des avoirs juifs en déshérence. Il a également pesé dans la conclusion de l’accord global d’indemnisation intervenu entre les banques suisses et les survivants de l’Holocauste.

20 000 réfugiés en Suisse

Mais pour Norman Finkelstein, auteur de «L’Industrie de l’Holocauste», le rapport Bergier s’apparente à un «exercice d’auto-flagellation». Selon lui, aucun autre pays ne peut se prévaloir d’avoir mieux agi que la Suisse pendant cette période de l’Histoire.

Norman Finkelstein salue l’attitude de la Suisse à propos des réfugiés. Alors que les historiens de la commission Bergier dressent un bilan sévère. Les autorités ont, selon eux, «fermé les frontières au pire moment». Ils ont «livré des êtres humains à un destin tragique».

Or, l’auteur juif-américain rappelle qu’un petit pays comme la Suisse a accueilli 20 000 réfugiés. Un nombre comparable aux réfugiés recueillis par les Etats-Unis.

En ce qui concerne les transactions d’or volé avec l’Allemagne qui valent à la Banque Nationale Suisse (BNS) d’être épinglée par le rapport Bergier, Norman Finkelstein souligne que «les Etats-Unis ont eu pour politique officielle d’acheter de l’or volé par les Nazis jusqu’en décembre 1941, sous le prétexte de contrôler les cours.»

Un processus exploité par le CJM

«Finalement, toute proportion gardée, le bilan de la Suisse n’est pas mauvais dans ce domaine», déclare Norman Finkelstein. Ce dernier déplore par ailleurs que «personne en Suisse ou en Allemagne n’ait eu le courage de dénoncer la corruption d’un processus qui est exploité par des organisations comme le Congrès juif mondial».

De son côté, le CJM récuse l’idée selon laquelle les Etats-Unis auraient échappé au réexamen de l’Histoire.

«La recherche de la vérité ne concerne pas que la Suisse, mais il s’agit d’un processus universel et les Etats-Unis ont eux-aussi regardé leur passé avec honnêteté», estime Elan Steinberg, en faisant référence au rapport remis en l’an 2000 par une commission historique emmenée par le président du Congrès juif mondial, Edgar Bronfman.

swissinfo/Marie-Christine Bonzom, Washington

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