Intégration des étrangers: les protestataires proposent une issue à la crise
Après leur démission fracassante de la Commission fédérale des étrangers, le président, les représentants des syndicats, des communautés étrangères et des services d'aide aux étrangers expliquent leur geste. Ils entendent sortir de la crise actuelle.
Après leur démission fracassante de la Commission fédérale des étrangers, le président, les représentants des syndicats, des communautés étrangères et des services d’aide aux étrangers expliquent leur geste. Ils entendent sortir de la crise actuelle.
Un bras de fer s’est engagé entre le Département fédéral de Justice et Police de Ruth Metzler et la Commission fédérale des étrangers. Quinze des 27 membres, dont le président, ont rendu leur tablier pour protester contre leur affiliation à l’Office fédéral des étrangers. Pour autant, Ruth Metzler ne s’est guère montrée émue par ces départs. Elle a simplement répliqué que les démissionnaires seraient rapidement remplacés par d’autres personnes.
Mais les protestataires ne l’entendent pas de cette oreille. Ils ont démissionné en tant que représentants de syndicats, de communautés étrangères et de services d’aide aux étrangers, donc avec le soutien de ceux-ci. Et ils rappellent à Ruth Metzler qu’elle aura de la peine à reconstituer une Commission qui ne soit pas alibi. Il faut dire que, de la Commission fédérale, ne restent que les représentants patronaux, des Eglises et des autorités cantonales et communales.
Passée l’amertume de ne pas avoir été suffisamment soutenus financièrement par la Confédération pendant des années, tout en accomplissant un travail en bonne partie bénévole, passée la colère de ne pas avoir été consultés par Ruth Metzler, les démissionnaires proposent une issue à la crise. Ils refusent fermement d’être affiliés au Département de Police. Motif : le Département de l’Intérieur, de par sa nature même, est mieux à même d’intégrer les étrangers, par l’école, les services sociaux, la culture.
Les démissionnaires suggèrent donc deux solutions: créer un Bureau de l’intégration des étrangers semblable à celui pour l’égalité entre hommes et femmes ou un poste de Délégué à l’intégration, moins onéreux pour les finances fédérales.
Catherine Miskiewicz
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