L’Allemagne ne fera pas de cadeau
Si la Suisse refusait l'accord aérien passé avec l'Allemagne, cette dernière réagirait en édictant elle-même une réglementation plus stricte.
Il n’y aura pas de nouvelles négociations, a déclaré Stephan Hilsberg, secrétaire d’Etat allemand aux transports, dans une interview de la SonntagsZeitung, publiée dimanche. Il a également confirmé un chiffre qui avait été relativisé la semaine passée par Reinhard Hilger, l’ambassadeur allemand en Suisse.
M. Hilger avait dit qu’en cas de rejet de l’accord, le nombre de vols admis au-dessus du territoire allemand serait fixé à environ 100 000 par an dans la nouvelle réglementation unilatérale, comme c’est le cas dans l’accord. M. Hilsberg confirme pourtant dans l’interview le chiffre de 80 000 qui a déjà été évoqué.
Encore plus sévère
Si elle rejette l’accord, la Suisse devrait donc se soumettre à une réduction encore plus grande. Selon l’accord, qui sera soumis au Conseil national, la Suisse devra, au cours d’un délai transitoire d’au moins 40 mois, réduire le nombre de survols de l’Allemagne de 150 000 aujourd’hui à 100 000.
L’interdiction de survoler le sud de l’Allemagne de nuit serait encore plus stricte, estime M. Hilsberg. La sécurité aérienne sur le territoire allemand, qui est aujourd’hui du ressort de la Suisse, retournerait en mains germaniques, entraînant certaines conséquences économiques pour la Suisse.
M. Hilsberg réfute aussi les arguments des opposants à l’accord aérien, pour qui ce texte n’est pas conciliable avec l’accord bilatéral entre la Suisse et l’Union européenne sur les transports aériens.
Le gouvernement zurichois et la commission des transports du Conseil national, qui s’opposent à l’accord, se prévalent en effet de la nouvelle directive de l’Union européenne.
swissinfo avec les agences
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