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L’Internet cherche ses marques dans le monde du sport

Un supporter norvégien consulte les derniers résultats de son équipe sur le Web. Keystone

La première Conférence sur le sport et les nouveaux médias se tient lundi et mardi à Lausanne, sous l'égide du Comité international olympique (CIO). Quelque 800 personnes y parlent notamment des droits de retransmission sur l'Internet.

L’internaute consommateur d’informations sportives est un grand inconnu. C’est ce qu’ont souligné, selon l’ATS, les quelque 600 participants à la première Conférence sur le sport et les nouveaux médias. Selon eux, cette lacune devrait être comblée au plus tôt.

En effet, toutes les évolutions technologiques sont possibles. Pour se déterminer, il s’agit de savoir qui utilise l’Internet pour l’information sportive, quand, où, pourquoi et comment?

Des interventions des divers spécialistes du Web, il est apparu que l’Internet est conçu par ses adeptes sportifs comme un complément et non un substitut à la télévision. Les autres médias, et notamment la télévision, auraient donc tort de craindre cette concurrence.

Ainsi, certains spectateurs suivent une compétition à la télévision, tout en recueillant des informations supplémentaires sur le réseau. Il s’agit par exemple des biographies des athlètes.

Autre avantage du réseau: il offre de nombreuses possibilités logistiques, telles que la distribution de tickets ou d’accréditation, les informations sur les logements possibles.

Reste que télévision et Internet ne sont pas d’accord. C’est l’avis de Bernhard Warner, journaliste à The Industry Standard et spécialisé dans le sport et les nouveaux médias. «Lundi, il n’y a pas eu d’accord entre eux», regrette-il.

Au cœur de leur différend se trouve la question de la retransmission d’images, pour lesquelles les télévisions paient d’importantes sommes. A Sydney, les possibilités d’en mettre en ligne étaient très limitées, et la retransmission d’images en direct interdite.

Des aménagements seront possibles, mais le système actuel devrait durer jusqu’aux Jeux de 2008, les contrats étant déjà fixés. Les chaînes de télévision ou les consortiums ont en effet signé leurs contrats de diffusion des Jeux, alors que l’Internet était encore hors-jeu.

Les droits pour les Jeux Olympiques de 2010 seront en revanche négociés durant ces deux prochaines années.

Et le CIO dans tout cela? «Pour nous, Internet est une des priorités de réflexion pour l’avenir, commente François Carrard, directeur général du CIO. L’arrivée d’Internet comme un média couvrant les Jeux est plus lente que ce que pense le public. Et notre priorité reste la couverture universelle.»

Et de citer encore une enquête réalisée durant les Jeux Olympiques de Sydney. Quelque 3,7 milliards de personnes ont alors suivi les compétitions à la télévision. Ils n’ont été que 25 millions à utiliser l’Internet.

Caroline Zuercher

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