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La boite à outil de la globalisation

Landsgemeinde en Appenzell: le fédéralisme offre la possibilité de respecter les aspirations locales Keystone Archive

La Suisse organise cet été une grande conférence sur le fédéralisme. Une solution, peut-être, aux déséquilibres provoqués par la globalisation.

«Le fédéralisme est le seul et unique système qui permette de surmonter les contradictions générées par la globalisation.» C’est, du moins, la conviction affichée par Thomas Fleiner, directeur de l’Institut du fédéralisme.

En conjuguant unité et diversité, le fédéralisme offre en effet la possibilité de respecter les aspirations locales et leurs diversités, tout en poursuivant le processus de globalisation.

«Le fédéralisme n’apporte pas de solution toute faite, explique Thomas Fleiner. Mais c’est un excellent moyen de résoudre ce type de conflit.»

Un modèle qui doit évoluer

Raison pour laquelle, selon le professeur canadien Ronald Watts, un nombre croissant d’Etats s’intéressent aujourd’hui au modèle fédéral. C’est le cas, par exemple, de l’Indonésie ou de la Chine.

Une chose est sûre: le fédéralisme a le vent en poupe. Selon Ronald Watts, 40% de la population mondiale vit déjà sous un régime de type fédéraliste. Et ce modèle d’organisation politique séduit un grand nombre d’organisations internationales.

Pour autant, le fédéralisme n’est pas un modèle coulé dans le bronze. Pour survivre, il doit constamment évoluer. C’est, d’ailleurs, l’un des objectifs de la conférence internationale qui se tiendra fin août à Saint-Gall.

Les 500 responsables politiques et autres experts du fédéralisme invités par Berne devront, en effet, confronter leurs idées dans une vingtaine d’ateliers. Selon l’ancien ministre suisse de la justice, Arnold Koller, cette conférence ne doit en aucun cas faire office de grande-messe.

Un fédéralisme superficiel

Une réflexion essentielle. Y compris pour la Confédération helvétique. Certes, la Suisse peut se targuer d’être la plus ancienne fédération du monde, après les Etats-Unis. «Mais, estime Thomas Fleiner, nous sommes trop préoccupés par un fédéralisme superficiel.»

Selon le professeur de droit constitutionnel, la Suisse doit impérativement améliorer la collaboration intercantonale. Un point de vue partagé par Arnold Koller. Qui cite notamment le projet de nouvelle péréquation financière.

Un projet, estime l’ancien conseiller fédéral, important pour la renaissance du fédéralisme helvétique. Tout comme l’association des cantons à la définition de la politique étrangère de la Suisse.

Frédéric Burnand, Genève

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