La boule de Berlin pour Servette
L'équipe genevoise joue, jeudi, à 18 h, son match-aller du 3e tour de la Coupe UEFA, contre Hertha Berlin, dans un stade des Charmilles à guichets fermés.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Hertha Berlin n’est pas inférieur techniquement à Real Saragosse. Du moins, selon l’entraîneur servettien, Lucien Favre. «Certes, il y a du déchet dans leur jeu, mais c’est parce qu’ils jouent deux fois plus vite que Saragosse.»
Incertains, Oruma et Obradovic devraient tout de même pouvoir tenir leur place, jeudi aux Charmilles. «Mais, de toute façon, relève Lucien Favre, je ne pourrai pas aligner la meilleure formation servettienne possible, puisque, depuis deux mois et demi, les titulaires Bratic, Comisetti et Thurre sont blessés».
Un Servette un peu fébrile
Ces derniers temps, Servette essuie des revers. A trois journées de la fin du tour préliminaire, il n’est pas assuré de sa qualification pour le tour final pour le titre. Il figure, en effet, à la 6ème place du classement avec 29 points. Son dernier match de championnat l’a vu perdre à la dernière minute contre Sion 3 à 2. Et de surcroît dans son jardin des Charmilles.
Et comme un malheur ne vient jamais seul, Servette apprend par l’Association suisse de football (ASF) qu’il pourrait être évincé de la Coupe de Suisse pour avoir aligné un joueur suspendu.
«C’est vrai que nous n’abordons pas avec autant de positivité ce match face à Berlin comme nous avions pu le faire contre Slavia Prague et Real Saragosse», note Lucien Favre. «L’équipe donne des signes de fatigue. Elle aborde un moment crucial du championnat. A cause de nombreuses blessures, je n’ai pas pu faire tourner l’effectif comme je l’aurais voulu».
Et même si Servette a engrangé un capital-confiance en évinçant Prague et Saragosse, Berlin, pour Lucien Favre, est à coup sûr «d’un tout autre calibre sur le plan de l’engagement». Comprenez physique et psychique.
En effet, Hertha Berlin a signé en Bundesligua sa cinquième victoire d’affilée aux dépens de Wolfsburg, samedi, 2 à 0. Dès lors, les Berlinois figurent à la cinquième position du championnat, avec 13 matches et 23 points. Autrement dit, à dix points du leader, Bayer Leverkussen.
La faille du football allemand
Reste que le football allemand n’est pas très évolué sur le plan tactique. «En défense, précise Lucien Favre, la plupart des équipes ne jouent pas la zone, mais adoptent le marquage d’homme à homme».
«Ce qui ne les empêche pas de rester très solides et de jouer à cent à l’heure, poursuit M. Favre. Les Berlinois sont très percutants du point de vue offensif. Il nous faudra être infiniment vigilants en défense.»
«En attaque, remarque le coach servettien, il nous incombera de déjouer leur arrière-garde en lançant des appels de manière un peu différente. Car c’est à ce niveau-là que réside la seule véritable faiblesse berlinoise.»
Emmanuel Manzi
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