La finale de tous les espoirs
Entre Jennifer Capriati et Martina Hingis, la finale des Internationaux d'Australie s'annonce samedi matin très indécise. L'heure de la revanche a-t-elle sonné ?
L’an passé, en s’imposant 6-4 6-3, Jennifer Capriati avait provoqué une phénoménale surprise en terrassant Martina Hingis et en fêtant son premier succès en Grand Chelem, après une très longue traversée du désert. Le retour de l’Américaine était parfait. Samedi, les données seront différentes. «Je jouerai dans la peau de la favorite contre une outsider», constate à juste titre Jennifer Capriati, sans se voir pour autant déjà sacrée.
Si l’Américaine, devenue entretemps numéro un mondiale, avait réussi l’an passé un come-back parfait, celui opéré cette fois-ci par Martina Hingis tient lui aussi la route. Opérée de la cheville droite au mois d’octobre, sans aucun titre en Grand Chelem depuis exactement trois ans, la Saint-Galloise s’est une fois encore hissée au dernier stade d’une compétition majeure. Rien de neuf à cela, mais pas forcément une formalité, si l’on tient compte des circonstances.
Trois ans sans titre
«On se pose toujours des questions quand pendant trois ans on ne gagne aucun titre du Grand Chelem, relève la Suissesse. Et mon année 2001 a été loin d’être parfaite, même si je l’ai terminée au quatrième rang mondial. Mais ce sont les autres, et surtout les médias, qui ont fait tout un plat de mon manque de titres majeurs pendant trois ans. Et de mes finales perdues.»
Celles-ci, en efet, ne parlent pas en sa faveur. Depuis sa défaite en finale de l’US Open en 1998 jusqu’à celle perdue à Melbourne face à Jennifer Capriati en 2001, la Suissesse a subi la loi de ses rivales à cinq reprises lors de l’ultime rendez-vous. Et participé à 11 tournois du Grand Chelem sans succès en simple.
Mais il en faudrait plus pour faire douter Martina Hingis, qui estime avoir retrouvé son meilleur niveau. Sera-ce suffisant face au redoutable coup droit de Jennifer Capriati? Dans les duels opposant les deux joueuses, Hingis mène certes 5-3, mais la nouvelle Capriati a gagné en 2001 leurs trois dernières confrontations.
La magie de Melbourne
Reste que Martina Hingis entretient une relation particulière avec l’Australie. C’est à Melbourne qu’elle avait remporté à 16 ans, 3 mois et 26 jours (record absolu) le premier de ses cinq titres en Grand Chelem. Ses chances sont évidentes en finale, car Jennifer Capriati n’a pu masquer cette quinzaine une certaine fébrilité lors des premiers tours et quelques ennuis de santé (hanche). Entre Hingis et Capriati, la forme du jour devrait faire la différence….
Jonathan Hirsch
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