La Suisse gagne sans briller
A Zurich, la Suisse a battu le Canada 4-2 en match amical. L'équipe de Ralph Krueger n'avait plus remporté de victoire, lors d'une ouverture de saison, depuis 9 ans.
Comme l’an dernier, les Suisses ont eu besoin d’un tiers pour trouver enfin leur rythme dans cette première rencontre de la saison. Ainsi, au terme d’une première période insipide, le Canada – qui n’avait vraiment rien d’un foudre de guerre – se retrouvait nanti d’une longueur d’avance grâce à des buts de Dan Hodgson (CPZ Lions) et Jean-Yves Roy (Fribourg Gottéron).
Légèrement dominatrice dans le jeu, la troupe de Krueger avait pourtant ouvert le score par l’intermédiaire de Sandy Jeannin, qui déviait un tir d’André Rötheli à la 10e minute.
Ce même bloc refaisait parler de lui au début du deuxième tiers. Une splendide ouverture de Rötheli – très en verve sur la glace zurichoise du Hallenstadion – lançait Sandy Jeannin, lequel servait intelligemment le Valaisan Alain Demuth pour l’égalisation.
Réveil difficile
Cette réussite avait le mérite de réveiller quelque peu les 7911 spectateurs, endormis jusqu’ici. Après une période en infériorité numérique passée sans dommages, les Suisses parvenaient à tromper l’arrière-garde canadienne grâce à une belle combinaison, ponctuée par David Jobin.
Pour sa cinquième sélection, le défenseur jurassien du CP Berne inscrivait son premier but sous le maillot rouge à croix blanche. A cinq minutes de la sirène, l’arbitre canadien Brent Reiber faillit compromettre le succès helvétique en sifflant une pénalité mineure et inexistante au Davosien Reto von Arx.
Penalty salvateur
La Suisse souffrait sous la pression canadienne, mais Lars Weibel parvenait à préserver sa cage. Enfin, à 22 secondes du terme de la rencontre, un penalty offrait un avantage définitif à l’équipe suisse. Rötheli ne se faisait pas prier pour le transformer et asseoir définitivement le succès des siens.
Si la ligne de Rötheli-Jeannin-Demuth a fait parler la poudre en attaque, cette dernière n’a pas montré toutes les garanties défensives, notamment sur la seconde réussite canadienne où le replis et le placement laissaient à désirer.
Les défauts suisses
De son côté, le duo composé de Michel Riesen, souvent emprunté, et de von Arx, fort discret, a déçu. Dans les situations particulières, les Suisses n’ont pas encore trouvé la bonne formule.
Lors des deux périodes de supériorité numérique, Krueger a continué à faire tourner son effectif afin de tester différentes solutions. Sans pouvoir en tirer de réels enseignements. Evoluant à trois reprises en box-play, les Helvètes ont parfois souffert, mais ont réussi l’essentiel: ne pas encaisser de but.
swissinfo avec les agences
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