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Le CICR renforce son aide aux Palestiniens

Quand l'armée israélienne rase des maisons, le CICR se porte au secours des familles privées de toit, comme celle de cette femme de Gaza, le 11 juillet dernier. Keystone Archive

La violence ne désarme pas en Israël, avec de nouveaux incidents entre Palestiniens et israéliens dimanche sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Durant ces dix mois d'Intifada, le CICR a multiplié les moyens d'assistance aux Palestiniens. Et le CICR, selon son porte-parole à Jérusalem Kim Gordon-Bates, est bien décidé à amplifier encore ses efforts humanitaires en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

«L’action du CICR vise en premier lieu à répondre aux besoins des populations. Dans le contexte israélo-palestinien d’aujourd’hui, les besoins sont surtout de l’ordre de la protection. C’est-à-dire de mettre en oeuvre une série de mesures qui tendent à protéger les populations palestiniennes», souligne Kim Gordon-Bates. «Selon la 4e Convention de Genève, la Cisjordanie et Gaza sont des territoires occupés, il appartient donc à la puissance occupante d’y assurer des conditions de vie aussi normales que possibles», ajoute-t-il. Force est de constater cependant – Kim Gordon-Bates y souscrit aussi – que la puissance occupante fait tout pour entraver le droit des populations palestiniennes au travail, à la libre circulation des biens et des personnes, à l’éducation.

Quand l’emblème humanitaire ne suffit plus…

Le problème de la sécurité des ambulances, qu’elles soient marquées du croissant rouge ou du bouclier de David, lui paraît aussi symptomatique des dangers actuels. «La notion de l’emblème protecteur s’est à ce point dégradée que cela fait peur. Quand on en arrive à une situation où même un emblème humanitaire suscite de la méfiance, c’est très grave», dit-il.

C’est dans ce climat de violences que le CICR distribue des vivres et des médicaments aux villages assiégés de Cisjordanie. Et, quand l’armée israélienne fait raser au bulldozer des maisons dans les camps de réfugiés de la bande de Gaza, les délégués du CICR se portent aussitôt au secours des familles privées de toit. «La situation n’est pas encore gravissisme, mais elle est néanmoins préoccupante», estime Kim Gordon-Bates.

Ce souci de proximité des victimes s’est concrétisé par l’ouverture de nombreux bureaux du CICR. Auparavant, il n’y en avait qu’un à Jérusalem et un autre à Gaza. A présent, le CICR en a deux dans la bande de Gaza et un bureau dans chaque grande ville de Cisjordanie. Afin d’être également plus présent sur le terrain, le CICR a presque doublé le nombre de ses délégués dans les territoires occupés.

Serge Ronen

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