Le réveil du hockey romand
Zurich et Lugano ne sont plus seuls au sommet du hockey suisse. Davos joue les empêcheurs de tourner en rond. Et les Romands pointent le bout de leur nez.
Plusieurs mois ont passé, mais le temps n’a pas encore effacé toutes les plaies pour le HC Lugano. Menant 3 manches à 1 dans la finale du championnat suisse, les Tessinois n’ont toujours pas compris ce qui leur est arrivé pour laisser une seconde année consécutive le titre aux ZSC Lions, vainqueurs au finish et terrassant une équipe qui n’aurait jamais dû s’incliner.
Vers un nouvel équilibre des forces?
L’hiver passé s’est déroulé sous la domination des Luganais et des Zurichois. Avec leur budget avoisinant les 10 millions de francs, ils semblaient s’être irrémédiablement détachés des autres puissantes cylindrées du pays. Mais leur moteur a calé.
Les Lions se sont séparés de leur entraîneur Larry Huras, et les «bianconeri» de Jim Koleff (entretemps revenu par la grande porte). Mais c’est Davos qui a fait la course en tête depuis le début de la nouvelle saison, et c’est le Lausanne Hockey-Club qui défraie la chronique dans la peau d’un néo-promu qui ne recule devant rien.
L’équilibre des forces est-il en train d’être modifié? Trop tôt pour l’affirmer. D’autant plus qu’au moment des play-off, Lugano et les Lions devraient avoir recouvré tout leur potentiel. Mais dirigés par l’inusable Arno Del Curto, avec le retour des exilés de la NHL Riesen et von Arx, avec un collectif de premier plan, Davos a les moyens de viser le titre national.
Côté romand, les perspectives sont à nouveau plus réjouissantes. Fribourg Gottéron a retrouvé une certaine stabilité et dispose d’une équipe et d’un staff technique lui permettant de tenir tête aux géants du championnat. Désigné comme victime expiatoire en début de saison, le Lausanne Hockey-Club n’en finit pas de surprendre et peut raisonnablement viser le maintien en LNA. L’entraîneur Mike McParland est parvenu à insuffler un mental de «winner» à une escouade de joueurs sans grand relief… sur le papier. Le mélange est explosif.
C’est pourtant du bout du lac que la nouvelle puissance romande est à trouver. Doté de moyens financiers presque illimités, Genève-Servette n’a plus aucun rival digne de ce nom en LNB et aspire à retrouver sa place dans l’élite après un quart de siècle de traversée du désert. S’appuyant sur le puissant groupe américain Anschutz, les grenats préparent déjà leur avenir en LNA. Avec un trio Fribourg-Lausanne-Genève, le hockey suisse pourrait prendre de nouvelles couleurs en 2002…
Jonathan Hirsch
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