Les foudres de l’UEFA s’abattent sur Servette et Saint-Gall
La Commission de contrôle et de discipline de l'UEFA a rendu ses verdicts pour le mois de septembre. Elle a notamment sanctionné deux clubs suisses. Reconnus coupables de «comportement incorrect» lors de leurs derniers matches européens, ils devront payer 5000 francs d'amende.
Près de 80 équipes et sept joueurs ont subi les foudres des juristes de l’Union européenne de football (UEFA) basée à Nyon. Financièrement, les sanctions pour «comportement incorrect» des joueurs et des supporters et le «non respect des règles prévues par l’UEFA pour ses compétitions» avoisinent un demi-million.
Les gestes anti-sportifs punis
Sanctionnés au vu du nombre de cartons jaunes et rouges reçus par les joueurs sur le terrain face au Slavia Prague et au Steaua Bucarest, Servette et Saint-Gall devront s’acquitter d’un montant de 5000 francs chacun. Une bagatelle en comparaison à d’autres clubs tels Nantes (10 000), Hadjuk Split (12.000), Apollon Limassol (25.000) ou l’AS Roma (20.000).
«Avec ces 5000 francs, nous avons appris que le règlement de l’UEFA prévoyait une amende pour tous les clubs dès lors que ceux-ci héritaient de quatre cartons jaunes durant la même rencontre», s’étonne encore Patrick Trotignon.
Le président du club grenat s’explique également sur les pratiques en vigueur au sein de son club: «notre politique veut que le paiement des avertissements reçus en match par les joueurs soit pris en charge par le club. A moins qu’il ne s’agisse d’un geste anti-sportif volontaire. Si cela devait être le cas, le joueur incriminé est convoqué par la direction du club et peut être amené à participer financièrement.»
Jurisprudence et gravité des infractions
Première instance habilitée à juger les débordements du football européen, la Commission de contrôle et de discipline de l’UEFA est composée de neuf membres de nationalités différentes. Des juristes déjà membres des associations de football de leur pays. C’est à ce titre que le Lausannois Jacques Antenen, juge d’instruction de son canton et actif dans le cadre de l’Association suisse de football, y occupe un siège.
«La commission prend position en fonction du rapport de l’arbitre et de celui du délégué UEFA présent sur place. Dans le cas de Limassol, le fait qu’un objet contondant ait été lancé en direction de l’arbitre et les antécédents du club ont été déterminants dans le choix de l’amende», reconnaît Peter Limascher, senior manager du service disciplinaire de l’UEFA.
Les décisions de cette commission ad hoc de première instance peut faire l’objet d’un recours auprès d’une instance d’appel. Dès cet instant, une véritable procédure juridique s’enclenche, avec auditions et témoins. En cas de litige persistant, ce sera au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de trancher définitivement.
Mathias Froidevaux
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