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Les hockeyeurs suisses accrochés

David Aebischer a quitté la NHL le temps des JO pour rejoindre l'équipe de Suisse. Keystone

Absents des JO depuis 1992, les Suisses ont manqué leurs débuts dans le tournoi olympique. Tenus en échec par la France, ils n'ont plus droit à l'erreur.

Il aura donc fallu buter sur le premier match, face à la France, une équipe bien plus modeste et moins technique, pour débuter ce tournoi olympique par un match nul 3-3. Dans une compétition où les deux poules du tour préliminaire ne qualifieront qu’une seule équipe chacune, l’équipe de Suisse a déjà utilisé son joker. Ses chances de passer en quarts de finale restent pourtant encore intactes.

«Nous avons fait preuve de patience et de force morale pour revenir au score par trois fois dans cette rencontre», analysait l’entraîneur de l’équipe de Suisse, Ralph Kruger. Le gardien David Aebischer, se voulait lui pragmatique: «Nous conservons nos chances intactes. C’est l’essentiel.» Mais, après la victoire 1-0 du Bélarus face à l’Ukraine, la tâche des Suisses dans ce groupe B s’annonce bien difficile.

Ce d’autant que la formation nationale devra se passer des services de Flavien Conne. Après douze minutes de jeu seulement, l’attaquant de Lugano s’est fracturé deux métacarpes de la main gauche. Ce dernier a décidé de retourner en Suisse pour se faire opérer.

Le souvenir de Saint-Pétersbourg

La formation de l’entraîneur Ralph Kruger a bien tenté de jouer un jeu précis face à une équipe de France bien emmenée par Philippe Bozon et surtout très bien défendue par le gardien de Lugano, Cristobal Huet. Les percées de Jean-Jacques Aeschlimann et les combinaisons de Patrick Sutter ont même dérouté l’équipe le tricolores.

Mais, sur la glace du E-Center de Salt Lake City, les Suisses peuvent s’estimer heureux d’avoir arraché l’égalisation à quatre minutes du terme de la rencontre. Malgré une nette domination territoriale, le jeu cassant et très physique proposé par la formation française les a en effet empêché de développer pleinement leurs attaques.

La France reste donc la bête noire des Suisses. La défaite concédée face aux joueurs tricolores lors des Championnats du monde de Saint-Pétersbourg est encore dans toutes les mémoires. Et cette fois encore, les Suisses ont bien failli tout perdre.

Arnaud Briand, le capitaine tricolore, l’a très bien analysé : «J’ai l’impression d’avoir perdu un point ce soir.» Maurice Rozenthal, auteur d’un doublé et véritable bourreau des Suisses dans ce match se voulait plus optimiste: «Oui, on laisse échapper un point mais on en prend un contre une équipe du groupe A mondial.»

La quatrième place des Mondiaux de 1998, et surtout l’euphorie du match historique contre la Russie sur ses terres en 2000 semblent bien loin pour les Suisses. Mais tout reste possible.

Dick Deene, Salt Lake City

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