Les Suisses veulent jouer dans la cour des grands
En Finlande, les sauteurs et les combinés nordiques ont ouvert la saison 2001/2002. Ils sont suivis, samedi, par les fondeurs.
Les Suisses ne cachent pas leurs ambitions en Coupe du monde et aux prochains Jeux olympiques de Salt Lake City. Pour relever ce double défi, Gary Furrer et Hippolyt Kempf ont, respectivement, pris la direction du saut et du combiné nordique de Swissski.
D’ailleurs, ce sont les sauteurs et les spécialistes du combiné nordique qui ont ouvert les feux vendredi dans le cadre de la Coupe du monde.Le temps était au beau fixe et le mercure était descendu à six degrés en dessous de zéro, à Kuopio, en Finlande. Où Sylvain Freiholz, le sauteur du SC Le Brassus, fêtait son 27e anniversaire.
Confronté à la neige artificielle
A l’instar des fondeurs, les sauteurs et les spécialistes du combiné doivent composer avec la neige artificielle, une poudre plus abrasive. Et compter sur les effets du vent qui souffle sur la colline Puijo – qui donne son nom au tremplin.
Le programme de la Coupe du monde des combinés comprend 22 concours (18 pour les fondeurs). Et celui des sauteurs en compte 28.
Dans un premier temps les sauteurs et les combinés, tout comme les fondeurs, vont chercher à décrocher leur qualification pour les Jeux olympiques de Salt Lake City.
«C’est notre objectif principal, souligne Gary Furrer, le nouveau patron du secteur saut de Swissski. En Coupe du monde, j’attends de mes athlètes qu’ils poursuivent leur progression en direction de l’élite mondiale. Ce qui doit se traduire par davantage de résultats dans le top ten.»
Pour les Jeux de Salt Lake City, Gary Furrer a placé la barre assez haut: un diplôme olympique pour l’épreuve par équipes et un résultat parmi les quinze premiers. Pour y arriver, il a d’ailleurs procédé à une sélection drastique.
La moitié des critères satisfaits
La mesure a déjà porté ses fruits: le Saint-Gallois Simon Ammann a obtenu une 5e et une 11e place lors des concours d’été comptant pour le classement de la Coupe du monde.
Qui plus est, le week-end passé en Coupe continentale à Kuusamo (Finlande, les Schwytzois Kurt Steinauer (13e) et Andreas Küttel (10e) ont déjà satisfait à la moitié des critères pour l’obtention d’un billet pour les Etats-unis. A Kuopio, il leur suffit de se qualifier pour la phase finale afin d’assurer leur place pour les Jeux.
Seul Romand des cadres nationaux, le Vaudois Sylvain Freiholz entame sa 12e saison. Le Combier espère bien participer à ses quatrièmes Jeux olympiques. Pour y décrocher une médaille.
Changement de patron
A l’image du secteur saut, celui du combiné nordique a donc également changé de patron. Et, désormais, c’est Hippolyt Kempf, l’ancien champion olympique de Calgary, qui mène la barque.
Après avoir passé une licence à l’Université de Fribourg, il est donc revenu à ses premières amours. «Mon cœur bat toujours pour le combiné nordique, confie-t-il. Je constate qu’il y a des jeunes qui ont des qualités. Ils méritent d’être aidés. A l’instar d’Ivan Rieder».
Et d’ajouter: «le classement d’Ivan Rieder et d’Andreas Hurschler dans le top ten, lors du Grand prix d’été, prouve que nous sommes sur la bonne voie; en Coupe du monde, j’attends de mes athlètes des places dans les dix premiers.»
De plus, le Lucernois souhaite placer quatre Suisses dans les 50 premiers du classement mondial. Et, pour les Jeux, il vise simplement l’obtention d’un diplôme olympique dans le concours par équipes.
Pierre-Henri Bonvin
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.