Marie-Gaïané Mikaelian affrontera Capriati
La Suissesse a confirmé son exploit du premier tour contre Elena Dementieva, en s'imposant lors de son huitième de finale contre Tatiana Panova.
Grâce à sa victoire 6-1 6-3 contre la 39ème joueuse mondiale, la Vaudoise s’est offert le droit de défier la nouvelle numéro un mondiale, l’Américaine Jennifer Capriati, vendredi en quarts de finale.
Aucune chance pour Panova
Marie-Gaïané Mikaelian n’a laissé aucune chance à Tatiana Panova. La Moscovite a été débordée du premier au dernier point de la rencontre. Jamais elle n’a paru en mesure de contrer son adversaire, ni même de faire jeu égal avec elle.
La faute, en partie, à un service qui lui a causé bien des tracas. La Vaudoise,
de son côté, a réussi à lâcher tous ses coups, pour le plus grand plaisir des spectateurs, qui aimeraient lui voir répéter le même parcours qu’à Bâle, où elle avait atteint la finale pour son premier tournoi à ce niveau.
La Suissesse a pris l’engagement de Tatiana Panova d’entrée de match. Elle a fait la course en tête durant toute la première manche, qu’elle a conclue après seulement 24 minutes de jeu.
Le second set a été un peu plus difficile à remporter pour la Suissesse, qui a sauvé la seule balle de break que son adversaire s’est offerte de toute la rencontre. «J’ai bien
joué lors du premier set. Je l’ai prise de vitesse. Après, je me suis peut-être un peu relâchée. C’était sans doute le stress», analysait-t-elle.
«Je pense pouvoir battre Jennifer»
Si ses deux premiers matches dans le tableau principal n’ont été, finalement, que des promenades de santé, son quart de finale contre Jennifer Capriati sera un vrai test pour la Lausannoise: «C’est la cerise sur le gâteau. C’est comme dans un rêve. Elle
était mon idole lorsque j’était plus jeune. Jennifer est la numéro un mondiale, alors l’affronter dans mon pays, devant mon public, je ne pouvais pas espérer mieux. Si je ne croyais pas pouvoir la battre, alors ça ne servirait à rien que j’entre sur le court. Je vais donner mon maximum et on verra bien», déclarait Marie-Gaïané Mikaelian.
La Vaudoise avouait se sentir un peu fatiguée, «c’est l’émotion», mais également stimulée à l’idée de jouer en Suisse. «Ce n’est pas un hasard si je me suis qualifiée pour la finale à Bâle et que je suis en quart ici, après avoir battu deux bonnes
joueuses.
C’était difficile de revenir sur le court après avoir aussi bien joué lors de mon premier match. En plus, je devais confirmer cette victoire. Il y avait plus de pression», avouait- elle. En deux matches, Marie-Gaïané Mikaelian a prouvé qu’elle savait déjà la gérer. La tâche qui l’attend face à Jennifer Capriati sera nettement plus ardue.
swissinfo avec les agences
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