Nouvelle idée contre le mauvais usage des armes militaires
L'armée veut pouvoir empêcher que les armes militaires tombent dans de mauvaises mains, en recourant aux informations détenues par les autorités civiles et les médecins. Les militaires auraient eux un devoir d'annoncer, selon un projet d'ordonnance.
Lorsqu’un individu a un comportement problématique, il arrive souvent que le médecin ou les autorités civiles soient au courant. Mais ces informations ne remontent pas jusqu’à l’armée, explique Sebastian Hueber, porte-parole du ministère suisse de la Défense (DDPS).
En consultation auprès des cantons, la nouvelle ordonnance devrait permettre de développer l’échange d’informations. Les médecins militaires ou les commandants d’arrondissement pourraient en bénéficier. D’autres propositions sont à l’étude, comme offrir la possibilité de déposer gratuitement son arme à l’arsenal. Il s’agirait d’une mesure volontaire.
Par ailleurs, vendredi toujours, l’armée suisse a annoncé qu’elle allait supprimer 270 emplois durant les 18 prochains mois. Elle tentera d’éviter des licenciements dans la mesure du possible mais ne peut pas l’exclure, a déclaré à la radio alémanique DRS Philippe Zahno, autre porte-parole du (DDPS).
Ces suppressions d’emplois constituent une nouvelle phase des mesures d’économies introduites en 2004 et qui visaient à réduire les effectifs de 2500 postes. A ce jour, 1800 emplois ont été radiés. Tout va être entrepris afin d’éviter des licenciements et afin de trouver des solutions socialement supportables, a expliqué Philippe Zahno.
swissinfo.ch et les agences
Plus
Consultation
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.