Nouvelle transat pour Dominique Wavre
Sur leur monocoque Temenos, Dominique Wavre et son équipière Michèle Paret vont naviguer en double dans la Transat Jacques-Vabre. En point de mire: la victoire.
Départ du Havre pour les monocoques le 3 novembre, pour les multicoques le 4 novembre. Les voiliers vont traverser en une vingtaine de jours les deux hémisphères de l’Atlantique, avec pour destination finale, Salvador de Bahia, au Brésil.
S’attendre à du gros de temps de face
En 1997, Dominique Wavre et Michèle Paret terminent deuxièmes de la Transat Jacques-Vabre. Pour autant, cet excellent résultat ne signifie pas que les deux navigateurs peuvent assurément viser la victoire, cette année. D’autant qu’à l’époque, la concurrence était moins vive. Seuls Yves Parlier et deux autres bateaux avaient pu les menacer.
Cette année, l’itinéraire de la Transat Jacques-Vabre a changé, il paraît plus délicat à négocier. «La première difficulté est la sortie de la Manche en novembre, explique Dominique Wavre. Là, on peut s’attendre à du gros de temps de face, avec de la forte mer. Et cela, jusque dans le golfe de Gascogne.»
Ensuite, les monocoques vont naviguer dans une partie un peu plus facile en contournant l’anticyclone des Açores. C’est alors qu’ils pourront mettre le cap plein sud. Là, la grosse difficulté sera le pot au noir. Une zone de convergence météorologique où les vents sont orageux. Il faut de la chance pour franchir cette région.
Puis, les bateaux s’engageront dans les anticyclones qui tournent autour de Ste-Hélène, dans l’Atlantique Sud. Ces courants emmèneront gentiment les bateaux le long des côtes du Brésil.
Cela dit, contrairement au Vendée Globe, les navigateurs reçoivent une aide extérieure par Météo Suisse dans la Transat Jacques-Vabre. Ce qui doit leur permettre d’affiner leur tactique et de mieux se concentrer sur la marche et la vitesse de leur bateau.
La plus longue transat en double
«La Transat Jacques-Vabre est la plus longue des courses en double», commente Dominique Wavre. Elle lui paraît aussi importante que la Transat Europe 1 Star et que la Route du Rhum. Elle couvre 5000 milles.
Au total, il y a 37 concurrents, dont sept navigateurs suisses. Dans la catégorie des monocoques, outre Michèle Paret et Dominique Wavre, figure un autre Suisse, Bernard Stamm.
«Les skippers sont toujours plus nombreux, relève Dominique Wavre. Et surtout, le niveau des équipages s’est considérablement affiné. Cette effervescence dans la voile est due à la fois à la conjoncture et à la passion du public pour un sport qui est propre.»
Et qu’en est-il de la préparation? D’avril à juin, Dominique Wavre et Michèle Paret ont impérativement dû chercher un nouveau sponsor. Sur un coup de cœur, Teremenos, (déjà présent dans le Vendée Globe), leur a prodigué l’appui salvateur.
Un podium en point de mire
Les buts des Wavre-Paret dans cette transat? «Le plaisir de naviguer ensemble et l’envie de compétition. Superstitieux, nous redoutons de parler de victoire. Mais nous la visons. D’autant que notre bateau possède un mat plus haut et plus léger que le précédent. Il a deux dérives pour faire du cap. On a augmenté sa polyvalence. On a donc des atouts techniques à faire valoir».
Nul doute que Dominique Wavre et Michèle Paret sont attendus au contour par leurs concurrents, cette année. Du fait de leurs précédents bons résultats en double. Ils avaient notamment terminé 2èmes et 5èmes de la transat AG2R.
Emmanuel Manzi
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