La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Nouvelle vague d’attaques sur l’Afghanistan

swissinfo.ch

Les bombardements américano-britanniques ont repris lundi soir sur l'Afghanistan. Le début de l'opération lancée dimanche a été jugé «très réussi», selon Washington qui a prévenu l'ONU de possibles actions contre d'autres pays.

L’opération «Liberté immuable» s’est poursuivie lundi soir avec une nouvelle vague d’attaques sur Kaboul, Kandahar et Jalalabad.

Le Pentagone a annoncé vers 16H00 GMT cette nouvelle série de raids américano-britanniques. Des déflagrations ont secoué la capitale afghane, a constaté l’AFP. Selon des résidents, des avions pouvaient également être entendus au-dessus de la ville, alors que de longues salves étaient tirées depuis le sol.

Les raids américano-britanniques ont visé les sites de défense anti-aérienne des taliban. Selon l’agence AIP, proche des taliban au pouvoir à Kaboul, les nouveaux bombardements ont également visé les zones aéroportuaires de Jalalabad et de Kandahar. Parallèlement, les forces de l’opposition afghane ont bombardé Mazar-i-Sharif.

Des navires de guerre américains et un sous-marin ont tiré lundi quinze missiles de croisière Tomahawk dans le cadre de la deuxième salve de frappes en Afghanistan, a déclaré un responsable du Pentagone.

Dans une première évaluation des raids, le président américain George Bush a déclaré que tout s’était déroulé «comme prévu». Le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld a précisé que les missions ont permis de faire des «progrès» mais que de nouveaux raids sont nécessaires.

Engagement de longue haleine

A Londres, le Premier ministre britannique Tony Blair a admis que l’opération en Afghanistan allait s’installer dans la durée. «L’engagement britannique sera de longue haleine», a-t-il dit à la Chambre des Communes, réunie en séance extraordinaire.

Selon son secrétaire à la défense Geoff Hoon, les bombardements de dimanche ont atteint 30 cibles et n’étaient que le début d’une action soutenue contre les réseaux d’Oussama ben Laden. «Nous préparons une série d’options militaires et le recours à des troupes au sol en fait partie, c’est évident», a-t-il dit.

«Légitime défense»

Washington a justifié dans une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU les attaques en Afghanistan par leur droit à la «légitime défense». Les Américains ont averti qu’ils pourraient devoir lancer des frappes militaires contre d’autres pays que l’Afghanistan ou des organisations liées au réseau de ben Laden.

Les frappes n’ont pas atteint ben Laden, dont M. Rumsfeld a estimé «presque certain qu’il se trouve quelque part en Afghanistan». Mais les Etats-Unis se refusent «à personnaliser» l’opération militaire, car si ben Laden «disparaît, ses lieutenants poursuivront la tâche», a-t-il ajouté.

Ni M. Rumsfeld ni M. Hoon n’ont évoqué de bilan en pertes humaines. Les taliban ont fait état d’au moins 25 morts.

Appel au jihad contre les USA

Les taliban ont averti que les bombardements de la nuit auraient «de très graves conséquences» pour les Etats-Unis contre lesquels ils ont appelé au «jihad». Ils ont promis de se «battre jusqu’au bout» et réaffirmé qu’ils ne livreraient pas Oussama ben Laden.

Par crainte d’une riposte terroriste, les autorités américaines ont décrété l’état d’alerte maximale sur tout le territoire des Etats-Unis.

Manifestations contre les frappes

Des milliers de personnes ont manifesté lundi en Europe pour dénoncer les frappes militaires américano-britanniques en Afghanistan.

En Suisse, quelque 350 pacifistes ont défilé à Zurich et à Berne pour demander une solution civile à la crise.

A Rome, 15 000 militants pacifistes se sont rassemblés à l’appel des syndicats. A Berlin, ils étaient 3000 réunis sous le slogan «Paix et justice – Les représailles ne sont pas une réponse». En début d’après-midi, quelque 3300 écoliers avaient aussi manifesté près d’Alexanderplatz et devant l’ambassade des Etats-Unis.

A Athènes, près de 2000 personnes appartenant à des partis et des organisations de gauche ont défilé contre «la guerre des Américains» en Afghanistan». Près de 1000 sympathisants du parti communiste grec (KKE), se sont rassemblés dans un cortège séparé, scandant de slogans contre l’impérialisme américain.

A Bruxelles et Paris, seuls quelques centaines de personnes se sont mobilisées pour protester contre les frappes américano-britanniques. Dans la capitale européenne, des membres de l’association anti-mondialisation Attac et de l’ONG Amnesty International étaient présents parmi les manifestants.

swissinfo avec les agences

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision