Novartis perd une bataille judiciaire en Corée du Sud
Le groupe pharmaceutique accusait un concurrent coréen d'avoir piraté l'un de ses brevets. Le tribunal de Séoul en a décidé autrement.
Le Sandium Neoral, utilisé pour diminuer les rejets après les opérations lourdes comme les transplantations cardiaques, est un médicament-phare de la pharmacopée Sandoz. Mais en Corée du Sud, il est surtout l’objet d’une bataille judiciaire entre Novartis et son concurrent local.
La firme helvétique avait engagé, en août 99, des poursuites pour plagiat contre ce laboratoire pharmaceutique. Novartis juge qu’un médicament de son concurrent est une copie de son fameux Sandium Neoral. Une copie largement utilisée dans les hôpitaux coréen.
Mais mardi, le Tribunal de Séoul a débouté la firme helvétique, qui peut toutefois encore faire appel. Ce jugement ouvre la voie à une exportation du produit incriminé.
Réactions mesurées
Du côté de Novartis, les réactions sont mesurées. Mais aussi déterminées. Ce n’est pas la première fois qu’une firme étrangère perd ce genre de procès en Corée, explique-t-on au siège de la société.
Le groupe helvétique, également présent en Corée du Sud avec sa division agrochimique Syngenta, possède dans la péninsule une usine pharmaceutique et un complexe de production de pesticides. Novartis lorgne aussi vers la Corée du Nord, où une délégation devrait prochainement se rendre.
Richard Werli, Séoul
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.