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Prévention du sida: un message différent pour les Romands

Près d’un quart des Romands pensent que le sida se guérit. Une fausse croyance beaucoup moins répandue en Suisse alémanique. Conséquence: la campagne «STOP SIDA» va désormais être adaptée aux différentes régions linguistiques.

Près d’un quart des Romands pensent que le sida se guérit. Une fausse croyance beaucoup moins répandue en Suisse alémanique. Conséquence: la campagne «STOP SIDA» va désormais être adaptée aux différentes régions linguistiques.

Le chiffre est saisissant. Il est fourni par une enquête de l’institut GfS sur la santé des Suisses: pour 24 pour cent des Romands, le sida est une maladie guérissable. Par contre, seuls 8 pour cent des Alémaniques partagent cette opinion, totalement erronée.

Pour tenter de comprendre cette distance prise avec la réalité, l’OFSP, l’Office fédéral de la santé publique, met en avant les progrès médicaux dans le domaine du diagnostic et des traitements contre le virus du sida. «Les médias ont beaucoup insisté sur les bons résultats des trithérapies. La population peut donc faire un amalgame par rapport à ces chiffres», rappelle Jean-Jacques Thorens, de l’OFSP.

Mais cela n’explique pas vraiment la différence de perception qui apparaît entre Romands et Alémaniques. Il faut là se contenter d’hypothèses. «Cela peut être une question de sensibilité au message, avance Jean-Jacques Thorens. La Suisse romande, par définition, est peut-être un peu plus optimiste, les Suisses allemands plus pragmatiques, et les messages plus sérieusement pris en compte en Suisse alémanique.»

Quoi qu’il en soit, l’OFSP a bien l’intention de rappeler la situation réelle aux Romands. Et, pour la première fois, la grande campagne «STOP SIDA» est obligée d’adapter son message à une région linguistique. Une campagne démarre ces jours-ci dans la presse romande. Son but: montrer à quel point une trithérapie est lourde et contraignante. Eviter aussi le rapprochement entre ces nouveaux moyens thérapeutiques et une illusoire guérison.

Mais si le message de prévention se différencie, c’est aussi pour des raisons financières. En effet, les budgets à disposition diminuent. «Cela nous oblige à être un peu plus économes dans notre manière d’informer. Nous nous axons plus sur des campagnes coup de poing. On essaie, à partir d’un fait de société, de coller à l’actualité», conclut Jean-Jacques Thorens.

Pierre Gobet

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