Samuel Schmid attend huit médailles suisses aux JO
Successeur du médiatique Adolf Ogi, Samuel Schmid tire le bilan de sa 1ère année passée à la tête du sport suisse. Et se met à rêver.
Chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports depuis le 1er janvier 2001, Samuel Schmid se doit d’être le premier sportif du pays. Adepte de ski et de natation, le Bernois revient sur sa première année de règne.
Swissinfo: Votre année s’achève. Comment vous sentez-vous dans votre fauteuil de Ministre des sports?
Samuel Schmid: Je me sens bien. Ma tâche est très intéressante. J’ai eu beaucoup de contacts avec des adeptes de sport issus de toutes les classes d’âge. J’ai également lié connaissance avec passablement de responsables sportifs au niveau international. Enfin, j’ai découvert dans notre pays un esprit sportif inventif et motivant.
Selon vous, combien de médaille les Suisses rapporteront-ils de Salt Lake City? Et quelles seront les équipes championnes de Suisse de hockey et de football dans notre pays?
S.S.: Les pronostiques ne sont pas directement une tâche de mon département. Mais si vous voulez mon opinion personnelle, Davos en hockey et Bâle en football ont mes faveurs. Quant aux JO, je pense que nos athlètes rapporteront huit médailles dans leurs bagages.
Vous avez dit à Macolin que le sport faisait partie de notre culture. Pouvez-vous nous expliquer cette idée?
S.S.: Le sport occupe une place prépondérante en Suisse, comme dans toutes les sociétés. La pratique du sport permet d’apprendre à vivre ensemble et à donner le meilleur de soi-même.
Dans cet ordre d’idée, est-ce que le sport de pointe avec ses dérives reste un exemple pour la jeunesse?
S.S.: Je pense que chaque mouvement a besoin de performances absolues. Dans le cas présent, pour motiver la population à faire du sport. Mais il y a des limites éthiques et c’est à nous de formuler ces limites. L’exemple doit rester positif.
Quelles sont vos tâches principales pour 2002?
Le Conseil fédéral a approuvé, il y a quelques semaines, le nouveau concept pour le sport. L’an prochain, nous allons donc nous atteler à donner vie à son contenu. Nous continuerons également à essayer de créer des circonstances favorables au développement du sport au-travers des associations et des sociétés du pays. Chaque année, nous partageons une enveloppe de 120 millions dont la moitié va au mouvement «Jeunesse et sport».
Plusieurs Fédérations sportives internationales ont leur siège en Suisse. Est-ce important pour vous?
Oui, bien sûr. Nous sommes très fiers d’accueillir ces différentes Fédérations. Pour le mouvement sportif dans notre pays, leur présence est bénéfique.
Propos recueillis par Mathias Froidevaux
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